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Flambée des prix des médicaments : les Tunisiens subissent de plein fouet la facture

Tunis – Univers News. L’une des préoccupations majeures de certains Tunisiens ces derniers jours est la hausse soudaine des prix des médicaments. En effet, le 24 juillet 2026, la Pharmacie centrale de Tunisie (PCT) a publié sa circulaire n°30/2026, contenant une liste de modifications des prix. Parmi ces changements figurent les détails sur les hausses de prix d’environ 300 médicaments.

Ces médicaments destinés à diverses maladies, notamment des pathologies chroniques. Pour les patients atteints de maladies cardiaques, de troubles de la thyroïde et d’autres affections chroniques, cette situation est particulièrement inquiétante.

Dans ce contexte, le Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées précise que les pharmaciens d’officine n’ont pas été informés en amont de cette décision, en raison de leur exclusion, depuis près d’un an, des travaux de la Commission d’achat des médicaments (CAM) ainsi que de l’Observatoire du médicament. Ils ont donc été informés soudainement de ces mesures.

Cet événement n’est pas un simple changement ; il révèle d’emblée une crise profonde que traverse la Pharmacie centrale de Tunisie. L’un des facteurs explicatifs réside peut-être dans les réserves nationales en devises, qui sont limitées. Cela pousse l’État à réviser ses dépenses pour préserver ces réserves, ce qui affecte, par conséquent, les importations de médicaments vitaux, d’après Ridha Chkoundali.

Cette modification aura un impact lourd sur plusieurs parties concernées, parmi lesquelles les hôpitaux et leurs réserves de médicaments, les pharmacies privées, mais surtout les malades, et plus spécifiquement ceux qui souffrent de maladies chroniques et dépendent de médicaments coûteux pour survivre.

D’une part, le consommateur risque d’être obligé de payer le coût élevé des médicaments si la CNAM (Caisse Nationale d’Assurance Maladie) n’a pas mis à jour rapidement les tarifs des produits qui doivent être remboursés, notamment pour ceux qui sont concernés par l’APCI (Affection Prise en Charge Intégralement). Ce dispositif médical couvre les maladies lourdes ou chroniques. De même, il sera obligé de supporter des charges supplémentaires dans le cas où la CNAM ne rembourse pas les frais des malades dans un bref délai.

Cela pèsera lourdement sur les patients, qui font face à des dépenses énormes avec un budget limité, car tous les citoyens ne sont pas capables de supporter des dépenses qui dépassent leurs salaires. Certains médicaments ont d’ailleurs enregistré des augmentations dépassant les 100 %, comme l’a précisé Ridha Chkoundali.

À cela s’ajoute le délestage, qui rend la situation encore plus critique, car certains médicaments contre les maladies chroniques doivent nécessairement être conservés au frais pour être préservés. En somme, c’est le citoyen qui subit les conséquences les plus graves.

Balkis Layouni

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