
UniversNews – Une alerte vient de France et inquiète particulièrement les résidents et expatriés, y compris les Tunisiens possédant un compte bancaire dans l’Hexagone. Une partie du fichier des comptes bancaires, le registre qui recense tous les comptes bancaires ouverts en France, a été compromise. Des cybercriminels ont eu accès à des informations sensibles comme le nom, le prénom, la date et le lieu de naissance et surtout le numéro de compte IBAN. Ces données ne permettent pas de vider un compte en un clic, mais elles peuvent servir à mettre en place des prélèvements automatiques ou souscrire à des services payants à votre nom, créant ainsi un risque réel de fraude pour tous ceux qui détiennent un compte en France.
La Direction générale des Finances publiques et les banques françaises ont commencé à informer les clients touchés afin de les sensibiliser aux dangers et leur rappeler les bonnes pratiques. La recommandation est simple : vérifier régulièrement vos comptes, ne jamais transmettre vos codes ou mots de passe, et signaler immédiatement toute opération suspecte. Les banques insistent : elles ne demanderont jamais ces informations, que ce soit par téléphone, mail ou en personne. Cette fuite rappelle que même un IBAN, considéré parfois comme une donnée inoffensive, peut devenir un outil entre les mains de fraudeurs, et que la prudence est essentielle.
Pour les Tunisiens résidant en Tunisie mais ayant des liens financiers avec la France, il est également conseillé de rester vigilant. Surveiller les virements reçus depuis des comptes français, vérifier les prélèvements automatiques et contacter sa banque en cas de doute sont des mesures indispensables pour éviter tout préjudice.
Ce piratage de FICOBA démontre que la sécurité bancaire repose autant sur les systèmes des banques que sur la vigilance des clients. Vérifier ses comptes, repérer les anomalies et réagir rapidement peut faire la différence entre une simple inquiétude et une fraude concrète. Dans un contexte où les données personnelles sont des cibles de choix, la prudence n’est plus un choix mais une nécessité.
KS



