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JCC 2025: Une édition à marquer d’une pierre noire… et grand malaise à la clôture!!!

UniversNews (CULT) – En 36 éditions, les Journées cinématographiques de Carthage (JCC) n’ont pas connu autant de réprobation, surtout que le comité directeur a cru bon d’en faire qu’à sa tête… même s’il mécontente le jury qui est composé de sommités qui ne pourraient pas accepter qu’on leur manque de respect. La cérémonie de clôture de cette 36ème édition des JCC restera dans les annales avec l’avalanche de critiques qu’elle a provoqué, notamment concernant son retard de plus de deux heures et son caractère excessivement formel, dépourvu de l’atmosphère festive et cinématographique qui caractérisait habituellement la mise en valeur des cinéastes arabes et africains et la célébration de leurs œuvres primées

Le pire est qu’on a fait le contraire de ce qui aurait pu faire honneur à la Tunisie. D’ailleurs, la réalisatrice palestinienne Najwa Najjar, présidente du jury de la compétition des longs métrages de fiction des 36èmes journées cinématographiques de Carthage (13-20 décembre 2025), a tiré à boulets rouges sur les organisateurs et leur chef et a exprimé son mécontentement face aux décisions qui ont été prises, selon elle, lors de la cérémonie de clôture, notamment l’exclusion des membres du jury de la remise des prix, ou de la lecture des rapports finaux qui servent de base à l’attribution des prix, une pratique courante tout au long des précédentes éditions.

Ce mécontentement a été exprimé dans un communiqué publié par Najwa Najjar sur sa page officielle dimanche soir au cours duquel elle y a précisé les détails de l’exclusion de son jury de la remise des prix et des justificatifs des résultats de la compétition.

Elle a indiqué que l’administration du festival a contacté les membres du jury, sans mentionner officiellement cette source, pour les informer de cette décision, soulignant que les membres du jury ont explicitement refusé ces mesures, mais que leur refus a été ignoré, selon elle, au motif que les décisions finales relatives à la cérémonie de clôture auraient été prises à un niveau institutionnel et administratif qui dépasse les prérogatives actuelles de la direction du festival. Elle a confirmé que cette situation a poussé les membres du jury à boycotter la cérémonie de clôture des JCC.

Ce communiqué intervient dans un contexte soulevé par de nombreuses questionnements et critiques exprimées par des cinéastes, des journalistes et des opérateurs culturels, qui considèrent que ce qui s’est passé est une « exclusion » délibérée des jurys lors au moment de l’annonce des prix… Et, voila que la direction du festival qui continue à faire-fi de toutes les remarques et qu’elle ne prend même pas la peine d’expliquer les raisons de ses agissements, ni de répondre aux demandes d’explications concernant ses agissements !!!

Dans le même cadre, le réalisateur tunisien Ibrahim Letaïef, membre du jury de la section «Première œuvre Tahar Chariaa», a adressé une lettre ouverte au Président de la République sur sa page officielle dans les réseaux sociaux.

Il y indique que les jurys officiels, dont il faisait partie, n’ont pas été en mesure de monter sur scène ni d’assumer publiquement leur rôle au moment de l’annonce des résultats, dans un contexte marqué par des décisions organisationnelles et protocolaires prises en dehors du cadre habituellement établi.

Il a ajouté par ailleurs, que le déroulement de la cérémonie de clôture a été modifié, et un prix ne figurant pas dans le règlement officiel du festival a été instauré, plaçant ainsi les jurys dans une situation ne leur permettant plus d’exercer leurs responsabilités artistiques conformément aux règles en vigueur.

Il a ajouté que lorsque le cadre organisationnel d’un festival de cette envergure apparaît fragilisé, ou lorsque les instances artistiques se trouvent marginalisées au moment même où elles devraient être au cœur de la scène, l’image de la Tunisie en tant que pays respectueux de la culture, du droit et de la liberté de création peut s’en trouver affecté  et  appelé  à la nécessité de préserver une séparation claire entre la décision artistique et l’autorité administrative, condition indispensable à la pérennité de ce festival historique et à la sauvegarde de sa réputation internationale.

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