
UniversNews (Tourisme) – Tabarka est une merveille. Tabarka la magnifique pour ne pas bronzer idiot. Une grande pensée à Lotfi Belhassine, inventeur de ce slogan et initiateur du Big Festival de jazz de Tabarka qui en a fait à une époque, un rendez-vous incontournable de réputation mondiale. Tabarka a de grands atouts touristiques. Son booking est en hausse comme en témoigne le mois de novembre qui a connu une augmentation de 13,6 % en nombre d’arrivées, avec 18.243 touristes contre 16.054 pour la même période l’année dernière et aussi du nombre de nuitées qui sont passées de 27.991 nuitées en 2024, à 32.638 nuitées.
Ces chiffres ont eu un impact positif sur les résultats enregistrés entre le 1er janvier et le 30 novembre 2025, où le nombre des touristes a atteint 227.007 touristes, contre 222.287 touristes au cours de la même période l’année dernière, soit une augmentation de 2,1 %. Le nombre de nuitées est passé de 472.264 à 492.914 nuitées pour la même période soit une augmentation de 4,4 %. Le tourisme intérieur occupe la première place en termes de visiteurs et de nuitées passées, suivi du marché algérien, puis du marché polonais et enfin du marché libyen. Il est certain que ce bilan positif est lié à plusieurs facteurs dont notamment les campagnes de promotion, les éductours, les workshops sans oublier la diversité du produit touristique
Tabarka, un site prestigieux qui couve un potentiel hors normes. Elle a besoin d’attention et de développement. Il faudrait s’activer pour rouvrir les 4 ou 5 hôtels fermés sur la dizaine que comptait Tabarka ce site prestigieux et magnifique. Le Golf de Tabarka, un somptueux 18 trous de classe internationale, œuvre de l’architecte Ronald Fream concepteur aussi des golfs de Sousse et de Monastir, trône royalement sur la ville et son littoral depuis les hauteurs environnantes et déploie ses lacs et ses verdures jusqu’à la mer.
Un site unique recommandé aux golfeurs exigeants en quête de sensations fortes et de frissons. Cette cité du corail qui devrait être parmi les reines des destinations prestigieuses de Tunisie ne peut pas rayonner sans l’aérien. L’aéroport de Tabarka est fermé depuis des années pour tout trafic et son personnel est toujours là comme s’il s’agissait d’une petite fermeture provisoire. L’accès par la route reste long et difficile malgré l’autoroute qui va de Tunis à Beja. La réhabilitation de l’aéroport de Tabarka/Ain Draham, qui est l’un des aéroports de Tunisie, les importants en termes d’emplacement, et qui jouit d’une configuration urbaine en prise sur son environnement, demeure essentielle. Et là il faudrait promouvoir cette destination nord-ouest, en offrant des options de voyage plus adaptées, en développant la relation avec les compagnies aériennes, en commercialisant la destination par des tour-opérateurs européens. L’aérien est peut-être finalement le carburant dont le secteur touristique a le plus besoin en ce moment pour booster ce paradis de la Tunisie. (M.S)



