
Universnews – Ce mardi 10 mars, l’armée israélienne a annoncé des frappes imminentes sur Tyr et Saïda, appelant les habitants à évacuer immédiatement. Une nouvelle escalade qui s’inscrit dans une semaine de destruction sans précédent pour le pays du Cèdre.
Tout a basculé le 2 mars, lorsque le Hezbollah a ouvert un nouveau front contre Israël à la suite de la mort de Khamenei, déclenchant une réponse militaire israélienne de grande intensité.
Depuis lors, les bombes s’abattent sans relâche. L’armée israélienne affirme avoir frappé « 400 cibles » au Liban en une seule journée, tandis que le commandement américain revendique 3 000 cibles atteintes depuis le début des hostilités.
Le bilan humain est accablant. En une semaine à peine, 394 personnes ont été tuées, dont 83 enfants et 42 femmes, et plus de 1 130 blessées, selon le ministère libanais de la Santé. Plus de 517 000 personnes ont été déplacées, dont plus de 117 000 hébergées dans des centres d’accueil. UN News Les frappes se concentrent sur les bastions du Hezbollah : la banlieue sud de Beyrouth, le sud du pays et la vallée de la Bekaa, tandis que des échanges de tirs se poursuivent le long de la Ligne bleue.
Sur le plan humanitaire, le Premier ministre Nawaf Salam a lui-même averti que « les conséquences de ce déplacement sur le plan humanitaire et politique pourraient être sans précédent ».
L’ONU décrit désormais une crise menaçant d’entraîner toute la région, et son chef de l’humanitaire Tom Fletcher a averti que les retombées humanitaires sont « de plus en plus redoutables ».
Le Liban, épuisé et fragmenté, paie une fois de plus le prix d’une guerre régionale où il est à la fois théâtre et victime.
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