Le cinéma tunisien sera fortement représenté à la 83e Mostra de Venise, qui se tiendra du 2 au 12 septembre 2026. La Tunisie participera avec un long métrage en compétition officielle, ainsi qu’avec un projet de film dans le cadre d’un programme de soutien aux films en post-production. Par ailleurs, la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania sera membre du jury international du festival.
Le film de science-fiction tunisien « The H@llow Man » (L’Homme Creux), « Panique », réalisé par Kamel Laaridhi, sera présenté en compétition à la 41e Semaine internationale de la critique, une section indépendante se déroulant en parallèle du festival. Il bénéficie de trois projections au total lors de cette édition. Après une première séance réservée exclusivement à la presse et aux professionnels de l’industrie ce mardi 8 septembre à 09H00 dans la Salle Perla, le film a été projeté mercredi 9 septembre 2026 à 14H00, dans cette même salle.
Une troisième et dernière projection, également ouverte aux festivaliers, est programmée ce jeudi 10 septembre à 19H30 dans la Salle Corinto. Produit par Inside Production, ce long-métrage d’une durée de 79 minutes figure parmi les sept œuvres retenues en compétition à la 41e Semaine internationale de la Critique.Entre réalité et cauchemar, le film transporte le spectateur dans une Tunisie de 2059 où une puce électronique (biochip) contrôle les souvenirs et efface les émotions. L’intrigue suit Taha, un « artisan des émotions » qui utilise la poésie pour forger des sentiments disparus, et qui, au cours d’une séance d’hypnose clandestine, entreprend un voyage hallucinatoire le confrontant à un épisode tragique de son passé.
À quelques pas des salles de projection, un autre cinéma tunisien se construit encore.Youssef Chebbi présente « Plague »dans le cadre de Final Cut in Venice, dispositif destiné aux films africains et moyen-orientaux en phase de postproduction.Ce thriller politique, doté d’un budget d’environ 1,06 million d’euros, se déroule dans les oasis de Tozeur, où deux jumeaux sont confrontés à une crise provoquée par la propagation du charançon rouge du palmier.Coproduit par la Tunisie, la France, le Qatar, l’Arabie saoudite et la Slovénie, le projet confirme l’insertion croissante des cinéastes tunisiens dans des réseaux de production transnationaux.
Mohamed Sélim




