
UniversNews – L’inquiétude grandit de minute en minute en Méditerranée centrale. Selon les alertes sérieuses communiquées par le député à l’Assemblée des Représentants du Peuple, Ali Zaghdoud, la dérive de la cargaison russe Artic Metagaz fait désormais peser une menace directe et immédiate sur la sécurité écologique de toute la région.
Ce qui était initialement perçu comme un incident maritime lointain est devenu un danger régional imminent, le navire se trouvant désormais à une distance critique de nos côtes.
La position actuelle du bâtiment est particulièrement alarmante, puisqu’il ne se situe qu’à environ 65 kilomètres de la ville libyenne de Zouara et à peine à 85 kilomètres du port tunisien d’El Ketf, à Ben Guerdane.
Ce navire massif transporte une cargaison potentiellement dévastatrice composée de 900 tonnes de pétrole et de 60 000 tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL). Sa trajectoire de dérive semble le diriger tout droit vers la zone de Mellitah, l’un des hubs énergétiques les plus stratégiques et les plus sensibles de la Méditerranée en raison de ses plateformes et de ses gazoducs sous-marins.
Le député Ali Zaghdoud souligne avec insistance que si le contrôle du navire n’est pas rapidement rétabli, les conséquences d’un échouement ou d’une rupture de coque ne s’arrêteraient pas aux frontières libyennes. En raison des courants marins, une pollution majeure s’étendrait avec une rapidité fulgurante vers le sud-est tunisien, frappant de plein fouet le Golfe de Gabès, une zone déjà reconnue pour sa grande fragilité environnementale. Le député affirme qu’il ne s’agit plus d’un simple accident technique, mais d’un risque majeur qui exige une vigilance de tous les instants.
Malgré la mobilisation d’acteurs internationaux majeurs et de géants de l’énergie tels que l’ENI et la National Oil Corporation (NOC) libyenne pour tenter d’éviter le pire, le facteur temps demeure l’ennemi principal dans cette crise. Les prochaines heures seront absolument décisives pour le sort de l’écosystème marin.
Une coordination d’urgence entre les autorités tunisiennes et libyennes est désormais indispensable pour anticiper tous les scénarios et mettre en place des mesures de confinement avant qu’une catastrophe écologique transfrontalière ne devienne inévitable.
KS



