
UniversNews (CULT) – Une ambiance particulière a régné lundi à Dar Chaabane Fehri, qui coïncide avec le 4éme jour de l’Aid. Il s’agit de Hadhrat Sidi Fehri, célébrée dans une ambiance de joie et de convivialité. Les habitants incarnant encore des rites et des traditions spécifiques, éprouvent, en ces temps de modernité, la nostalgie d’une ambiance exceptionnelle que certains s’attachent à en préserver quelques aspects.
D’une autre génération, Sadok qui a grandi dans une atmosphère empreinte de rituels, même si une partie de ces habitudes s’est effilochée au fil du temps, déplore-t-il, pointant du doigt l’avènement des nouvelles technologies, dont le téléphone portable et l’intelligence artificielle. «Je me souviens qu’en prévision de ce jour, je me faisais une joie particulière de me préparer pour vendre mes gâteaux», témoigne –t-il.
Dès la matinée, nombre de citoyens entament les visites familiales pour partager leur joie de l’Aïd et la rencontre des proches, alors que d’autres vont sortir en compagnie de leurs enfants, vêtus de leurs plus beaux atours, pour acheter les jouets et passer un peu de temps dans les jardins publics et prendre, à l’occasion, des photos souvenirs. D’autres familles vont se rendre aux cimetières pour se recueillir sur les tombes de leurs disparus et prier Dieu Tout Puissant de leur accorder Sa sainte miséricorde. Cette Hadhra ne saurait être complète sans les savoureux gâteaux que les femmes rivalisent à confectionner pour orner les tables, une tradition vénérable transmise de génération en génération.
La Hadhra est aussi la fête des enfants. C’est l’occasion pour eux de mettre leurs plus beaux habits achetés à l’occasion par leurs parents. Parmi les traditions festives de cette manifestation, la distribution de cadeaux aux enfants tient également une place importante. Les parents accompagnent généralement leurs enfants au centre-ville pour se promener et acheter des jouets ou des friandises. Une aubaine pour les commerçants, qui réalisent de bons chiffres durant cette période. Pour les «Châabani» d’aujourd’hui, la nostalgie est surtout ressentie l’après-midi pour les réunions prolongées dans les cafés où se disputaient des parties de dominos autour d’un savoureux thé à la menthe (M.S)



