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Le président de la commission des finances à l’ARP: «La loi ne doit pas être un obstacle au développement»

UniversNews (Législation) – Le président de la commission des finances de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Maher Gtari, a confirmé dans une déclaration à la presse que la révision des codes d’investissement et des changes est une condition nécessaire pour favoriser l’investissement, développer l’économie et permettre d’atteindre la croissance, soulignant que la loi ne devait pas constituer un obstacle au développement.

Il a ajouté que les projets de loi soumis par le gouvernement portent principalement sur des prêts destinés à des projets, sans qu’aucune initiative législative visant à modifier le modèle économique n’ait été présentée. Il a toutefois souligné que la Tunisie dispose des ressources nécessaires à la mise en œuvre de divers projets et a insisté sur la nécessité d’élaborer une vision globale et claire avant toute législation, d’autant plus que l’adoption d’une législation sans présentation d’une vision globale du secteur financier en limite l’efficacité.

Il a également plaidé pour une intervention urgente afin de freiner l’expansion du secteur informel, proposant dans ce contexte une réduction des droits de douane au profit du secteur formel, ce qui contribuerait à l’harmonisation des prix et à la réduction de la concurrence déloyale.

Par ailleurs, Gtari a fait référence au conseil ministériel restreint qui s’est tenu sous la présidence de la cheffe du gouvernement et qui avait été consacré à l’examen du programme de conversion des dettes tunisiennes en investissements dans des projets de développement économiquement viables, et il a estimé que cette approche pourrait contribuer à améliorer les indicateurs sociaux et économiques. Toutefois, il a souligné qu’il existe une certaine ambiguïté concernant cette procédure, notamment en ce qui concerne la question de savoir si elle inclut les dettes intérieures ou extérieures, la nature du cadre adopté pour sa mise en œuvre et si elle sera réalisée dans le cadre d’un partenariat entre l’État et les donateurs. Il a souligné à cet égard que la priorité en matière d’investissements devrait être accordée aux secteurs de l’éducation, de la santé, des infrastructures, de l’eau potable et des technologies modernes.

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