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Magouilles dans l’huile d’olive à l’exportation… cela va de mal en pis??!!!

Tunis, UNIVERSNEWS (SEF) – Face à l’intérêt personnel et égoïste, certaines personnes arrivent à faire fi de l’intérêt collectif et à tout faire pour enfoncer le clou dans le cercueil de l’exportation de l’huile d’olive moribonde, grâce aux bons efforts de spéculateurs et de personnes malintentionnées qui cherchent à se faire de l’argent à garder les recettes de leurs exportations à l’étranger.

Mais, le pot-aux-roses est dévoilé. Au cours de la saison dernière, la proportion d’huile conditionnée exportée par la Tunisie était faible, ne représentant qu’environ 10,2 % à 11,9 % du volume total. Cette part est restée stable par rapport aux campagnes précédentes et est majoritairement constituée d’huile d’olive extra vierge, tandis que le vrac domine largement les exportations (plus de 88 %)… ce qui fait l’affaire des exportateurs italiens et espagnols qui se procurent notre huile à des prix vraiment dérisoires. 

En parallèle, le Conseil de la concurrence a annoncé récemment avoir saisi d’office un dossier portant sur des pratiques délictueuses dans le secteur de la trituration des olives en vue de la campagne agricole 2025/2026.

Selon un communiqué, cette décision fait suite à la publication, par la Chambre syndicale nationale des propriétaires des huileries, d’un communiqué fixant un prix de référence de 250 millimes le kilogramme pour la trituration des olives, une initiative jugée suspecte au regard de la loi sur la concurrence.

Agissant en vertu de l’article 15 de la loi n°2015-36 relative à la réorganisation de la concurrence et des prix, le Conseil s’est autosaisi sur la base d’un rapport du rapporteur général faisant état d’«indices sérieux» de pratiques restrictives de concurrence, telles que définies à l’article 5 de la même loi.

Des enquêtes judiciaires ont été immédiatement engagées pour la vérification de ces informations et, le cas échéant, d’y remédier. Le Conseil a rappelé qu’il exerce son rôle de garant de l’ordre public économique, de l’équilibre du marché et de la protection des consommateurs… ce qui est à voir, encore !!!

Voici un résumé des données clés : 

  • Volume total des exportations (saison 2024/2025 jusqu’à fin avril 2025) : environ 180,2 mille tonnes, en hausse de 40,1 %.
  • Huile conditionnée : 11,9 % du volume total.
  • Huile en vrac : 88,1 % du volume total.
  • Huile d’olive extra vierge : 82,5 % du volume total exporté.
  • Principaux marchés : L’Union européenne (environ 59,5 %) et l’Amérique du Nord (environ 24,9 %).
  • Principaux pays importateurs : L’Italie (29 %) et l’Espagne (26 %).

Concernant l’huile d’olive biologique : 

  • Exportations (jusqu’à fin avril 2025) : 34,3 mille tonnes.
  • Proportion conditionnée : environ 5 %.
  • Principaux importateurs : L’Italie (58 %), l’Espagne (21 %) et les États-Unis (11 %).

Les statistiques qui sont présentées ne définissent pas le manque à gagner pour l’Etat et le pays, à la suite de cette baisse catastrophique des revenus provenant des exportations. Par ailleurs, ne pas atteindre les 15% au moins d’huile conditionnée, dans les exportations, est une aberration, surtout qu’on a les compétences et les moyens pour présenter un produit de qualité à tous les niveaux. Cela influe sur les recettes et le manque à gagner pour le pays s’amplifie… et, malheureusement, rien n’est encore fait pour y remédier !!! (F.S.)

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