UniversNews (SEF) – La Loi de finances 2026 élargit la facturation électronique à presque toutes les entreprises privées, y compris les prestataires de services et les artisans. Pour l’État, la réforme constitue un tournant stratégique : tracer les transactions, limiter l’évasion fiscale, lutter contre les contournements et assurer une meilleure transparence.
Mehdi Barbouche, Président de la Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises (FTAPME), a affirmé que le lancement du portail de la facture électronique, le 15 septembre, constitue une étape importante dans le processus de numérisation de l’administration. Il a toutefois souligné la nécessité de fournir des explications et des formations, ainsi que de mener des campagnes de sensibilisation avant la généralisation de la plateforme.
Barbouche a expliqué que, bien que la plateforme soit gratuite pour le moment, la facture électronique impose des coûts supplémentaires aux entreprises. Ces frais incluent un abonnement mensuel de 10 dinars, ainsi qu’un coût de 190 millimes par facture pour les fichiers inférieurs à 50 Ko (hors taxes). Il estimé que ces coûts pourraient peser lourdement sur les TPME et les artisans. Il a préconisé leur intégration dans le coût du timbre fiscal, afin que l’État prenne cette charge en charge plutôt que de l’ajouter aux dépenses des entreprises tout en appelant à clarifier, via un guide explicite, quelles entreprises et quels secteurs sont concernés par la facture électronique, afin d’éviter les problèmes découlant d’un manque de clarté des procédures.
Par ailleurs, le Président de la Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises a souligné que la numérisation peut contribuer à réduire les fausses factures, à renforcer la transparence et la traçabilité électronique, ainsi qu’à accélérer l’accès aux données, considérant la facture électronique comme un outil majeur de lutte contre l’économie parallèle.
Héla Nabli




