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Nombre effrayant des feux de forêts : au-delà des facteurs criminels et naturels, c’est tout le logiciel qui s’avère vétuste.

Univers news.Comme à chaque année, les incendies de forêts « s’invitent » au cortège macabre des catastrophes qui ne sont pas uniquement dues aux phénomènes météorologiques, mais qui sont également dus à des actes criminels humains, sinon à la négligence des structures veillant à la préservation des richesses forestières.

Cet été, exceptionnel à tous les égards, l’est aussi au regard des incendies dont le nombre est tout bonnement exceptionnel.

De surcroît, le feu dans les forêts s’était déjà déclaré début Mai. Cela veut dire que jusqu’au 12 juillet, les structures compétentes n’ont pas pensé à élever la taux d’alerte.

 Au jour d’aujourd’hui, environ 4400 hectares de superficies forestières ont été ravagées par les incendies entre le 1er mai et 23 juillet 2026, contre 2705 hectares durant la même période de l’année dernière : la progression est tout simplement effrayante.

En effet, 75 incendies ont été recensés dans les forêts et 108 incendies ont été enregistrés dans les maquis, touchant notamment, les gouvernorats de Zaghouan (905 hectares ravagés), Bizerte, Béja, Jendouba, Le Kef et Siliana. Il s’agit principalement, des forêts de chênes lièges et de pin d’Alep qui revêtent une importance socioéconomique particulière pour les habitants et dont c’est l’unique source de revenu.

Au cours des trois derniers jours, les principaux incendies ont été enregistrés à Ghar El Melh et Rafraf (gouvernorat de Bizerte) avec 300 hectares ravagés, à Cap Negro (gouvernorat de Béja) où ils ont endommagé 300 hectares, ainsi qu’à Sakiet Sidi Youssef (gouvernorat du Kef) où 2000 hectares sont partis en fumée alors que l’incendie n’est pas encore maitrisé à cause des vents.

A cet égard, la direction générale des forêts a participé à 917 opérations d’extinction de feu dans les forêts, les superficies réservées aux grandes cultures et les décharges, contre 620 interventions, au cours de la même période de 2025, a indiqué le responsable.

Les causes des incendies selon la version officielle sont principalement dues à des facteurs humains à travers des actes criminels prémédités ou par négligence, outre les conditions climatiques extrêmes enregistrées en Tunisie et dans la région depuis plus d’une semaine.

Concernant la remise en état de forêts endommagées l’accent  doit porter sur deux protocoles, dont le premier compte sur la régénération naturelle pour certaines variétés (pin d’Alep) parallèlement au suivi et la sécurisation. Ce protocole peut durer trois ans alors que le deuxième compte sur le reboisement pour d’autres variété (chênes lièges) après la récupération des terres endommagées. Le processus de reboisement débutera au mois de novembre 2026 et se poursuivra jusqu’au mars 2027 pour ce qui des superficies qui ont été ravagées en été 2025, a-t-il précisé notant cependant, que la restauration complète de l’équilibre d’un écosystème forestier après un incendie prend entre 30 et 80 ans.

 Encore faut-il remédier aux carences logistiques du fait que la parc de la Direction des forêts est devenu vétustes ( à peine six bulldozers) . Puis le département doit vite passer au à la concrétisation des orientations stratégiques pour la prochaine période (2026/2036) la modernisation de son système de suivi et de contrôle, à travers la mise en ligne de plateformes digitales d’information en faveur des citoyens pour leur permettre de contribuer aux efforts de lutte contre ce phénomène par l’entremise de dispositifs dispositifs basés sur les nouvelles technologies et l’Intelligence artificielle  

(Univers news avec agences)

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