
UniversNews (Santé) – La Tunisie maintient son statut de pays exempt de paludisme, a rappelé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS – Tunisie), à l’occasion de la Journée mondiale contre le paludisme, célébrée le 25 avril.
Aucune transmission locale de la maladie n’est enregistrée dans le pays depuis plusieurs années, seuls des cas « importés » étant désormais recensés, c’est-à-dire contractés à l’étranger, précise l’instance sanitaire internationale sur ses canaux officiels.
Maladie grave pouvant entraîner des complications sévères, voire le décès, le paludisme ne se transmet pas directement d’une personne à l’autre, mais uniquement par la piqûre d’un moustique infecté du genre Anophèles, actuellement absent de Tunisie, ce qui explique l’absence de toute transmission locale.
L’OMS appelle néanmoins à la vigilance, en particulier pour les voyageurs se rendant dans des pays d’endémie. La prévention repose sur l’utilisation de répulsifs, le recours à la moustiquaire et la prise d’un traitement prophylactique avant, pendant et après le voyage, sur prescription médicale.
La surveillance sanitaire demeure par ailleurs indispensable : le dépistage précoce des cas importés et une réponse rapide empêchent toute réémergence de la maladie sur le sol tunisien.
Paludisme ou malaria
Le paludisme, ou malaria, est une maladie infectieuse grave transmise par la piqûre de moustiques Anophèles infectés par des parasites Plasmodium. Il cause une forte fièvre, des maux de tête et des frissons, nécessitant un traitement rapide par antipaludiques (ex: combinaison à base d’artémisinine) pour éviter des formes mortelles. La prévention repose sur les moustiquaires, les répulsifs et les traitements préventifs.
Principaux aspects du paludisme :
- Transmission : Piqûre de moustique Anophèle femelle (principalement en zones tropicales).
- Symptômes : Fièvre, frissons, maux de tête, douleurs musculaires, nausées, vomissements
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- Diagnostic : Examen sanguin (goutte épaisse ou TDR – Test de Diagnostic Rapide).
- Traitement : Les médicaments antipaludiques (artésunate, quinine) sont très efficaces s’ils sont pris à temps.
- Prévention : Utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide, répulsifs, vêtements couvrants et chimioprophylaxie pour les voyageurs.
Comment prévenir la maladie ?
Aucun moyen préventif n’assure à lui seul une protection totale. Même si un traitement adapté a été suivi, il reste possible de faire une crise de paludisme, parfois d’apparition tardive. Toute fièvre même légère, nausées, maux de tête, courbatures ou fatigue au cours du séjour ou dans les mois qui suivent le retour des tropiques doit être considérée a priori comme un paludisme jusqu’à preuve du contraire, et mener à une consultation en urgence.
La prévention passe par la lutte antimoustique, avec des moustiquaires et des produits antimoustiques. Il existe également des traitements préventifs prescrits par un médecin avant un voyage, qui tiennent compte des zones visitées (risque, existence ou non de résistance), de la durée du voyage et aussi de la personne. L’âge, une grossesse en cours, des antécédents pathologiques, une intolérance aux antipaludiques ou encore une possible interaction médicamenteuse, sont des facteurs à prendre en compte chez la personne traitée. Toutefois, aucun médicament antipaludique ne garantit une protection absolue contre l’infection.
Aujourd’hui, le seul vaccin disponible contre le paludisme est le « RTS,S ». Il montre cependant une efficacité modérée et cible seulement le parasite P. falciparum. Son utilisation reste recommandée en complément d’autres mesures afin de prévenir les formes graves de la maladie.
Médicaments et traitement :
- Combinés à base d’artémisinine (CTA) : Traitement de première intention pour le paludisme simple.
- Artésunate : Recommandé pour le traitement du paludisme grave.
- Prévention : Chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS) chez l’enfant et traitement préventif intermittent (TPI) pendant la grossesse.
- Vaccins : Disponibles et recommandés pour les enfants dans les zones à haut risque.
Il est crucial de consulter un médecin dès l’apparition de symptômes en cas de séjour récent en zone tropicale.



