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Rapatriement des terroristes en Syrie… un dilemme pour la Tunisie??!!!

UniversNews (NAT) – Sujet d’actualité brûlant, celui du rapatriement des jihadistes qui sont allés combattre en Syrie et qui viennent d’être transférés en Irak, pour y être jugés. Dans le lot de ces problèmes, la Tunisie n’est pas du reste… par les soins du mouvement islamiste Ennahdha dont les responsables s’étaient engagés dans les basses manœuvres pour recruter de nombreux jeunes, grâce à un lavage de cerveau bien orchestré et des promesses de les rendre riches. Et, maintenant, la Tunisie est face au problème de ce que le pays va faire de ces jihadistes dont les mains sont souillées du sang de leurs frères arabes et musulmans.

La publication par les autorités irakiennes d’une liste comprenant plusieurs personnes affiliées à l’organisation terroriste État islamique (EI) a montré la gravité de la question et l’expert en sécurité Ali Zarmadini a déclaré que la région traverse une phase délicate et complexe, notamment en ce qui concerne le dossier de ces dangereux individus expulsés des camps d’Al-Hol et d’Al-Hasakah en Syrie, dont un certain nombre ont été transférées en Irak en vue de leur procès.

L’Irak veut les juger

Les camps d’Al-Hol et d’Al-Hasakah, situés dans le nord-est de la Syrie, sont d’immenses centres de détention et de réfugiés abritant des milliers de proches de combattants de l’État islamique. Le camp d’Al-Hol, en particulier, a vu sa population atteindre des dizaines de milliers de personnes, majoritairement des femmes et des enfants, vivant dans une situation humanitaire et sécuritaire très critique. 

L’expert sécuritaire estime que la situation actuelle reflète une tendance politique irakienne manifeste, fondée sur la poursuite des éléments terroristes dont les pays d’origine refusent le rapatriement. Cette tendance repose, en principe, sur une règle bien établie du droit pénal international, à savoir que la compétence est déterminée en premier lieu par le lieu où l’infraction a été commise… autrement dit, l’État sur le territoire duquel les infractions ont été commises a le droit de poursuivre les auteurs.

Les crimes commis par les membres de l’EI visaient principalement la Syrie et l’Irak, rendant leur procès, dans ces deux pays, juridiquement cohérent avec le principe de territorialité du droit pénal.

Considérations sécuritaires et politiques

Il ne s’agit sans aucun doute pas d’une simple question juridique, elle soulève également des considérations politiques, sécuritaires et relatives aux droits humains, compte-tenu des positions divergentes des pays concernant le rapatriement de leurs ressortissants impliqués dans des affaires de terrorisme.

Sur la base du principe de souveraineté nationale, la Tunisie a le plein droit de prendre la décision qu’elle juge appropriée concernant l’acceptation ou le refus du retour d’éléments appartenant à des organisations terroristes, tout comme un certain nombre de pays européens, dont le Danemark, qui ont exprimé d’importantes réserves quant au retour de leurs anciens combattants des zones de conflit.

Il est clair que ces individus représentent une réelle menace pour la sécurité, que l’on peut qualifier de « bombes à retardement » susceptibles de déstabiliser l’intérieur du pays, compte-tenu des expériences passées et des événements sanglants survenus dans plusieurs régions suite aux agissements de cellules terroristes de retour de zones de conflit. «Ceux qui sont habitués aux effusions de sang et qui ont perfectionné leur expertise sur les champs de bataille pourraient constituer un grave défi pour la sécurité s’ils reviennent sans être soumis à un système rigoureux de surveillance et de responsabilisation».

Risque de propagation du crime organisé !!!

Ce dossier soulève indéniablement des questions fondamentales quant à la conciliation des exigences de sécurité nationale et du respect des obligations des États en matière de droits humains, ainsi que de leur devoir de poursuivre leurs citoyens ou de réintégrer ceux dont la culpabilité n’a pas été établie. Il soulève également des questions relatives au sort des femmes et des enfants dans les camps, dont le statut juridique et humanitaire diffère de celui des combattants directement impliqués dans des actes terroristes.

Dans l’ensemble, la question des terroristes à rapatrier demeure l’une des plus complexes sur la scène internationale, en raison de l’imbrication de ses dimensions juridiques, politiques et sécuritaires, et de son lien avec les équilibres délicats qu’implique la protection des citoyens par l’État et la préservation de sa sécurité, ainsi que le respect des principes de la justice internationale et la garantie de l’absence d’impunité. Ces facteurs sont d’autant plus complexes que le crime organisé se propage et que les terribles liens entre les réseaux terroristes et les filières de contrebande constituent le pilier logistique et financier des opérations terroristes.

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