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Syrie: Offensive de Joulani contre le Kurdes… et Washington appelle à l’arrêt des attaques!!!

UniversNews (MONDE) – A contresens de la volonté de Donald Trump et des Etats-Unis, Al Joulani a pris le taureau par les cornes, pour mener des attaques contre les Kurdes, avec l’idée d’étendre la souveraineté syrienne à tout le pays… ce qui semble mécontenter la Maison Blanche qui, selon les médias occidentaux, a sommé le président installé à Damas par ses soins, à cesser les attaques !!!

Malgré les injonctions, le président Ahmed al-Chareh poursuit son offensive armée pour étendre l’autorité de l’État sur les régions kurdes, autonomes depuis plus de dix ans.

L’armée syrienne a repris dimanche aux forces kurdes le plus grand champ pétrolifère de Syrie, poursuivant son offensive dans le nord et l’est du pays, où le pouvoir de Damas veut étendre son autorité.

Confronté au défi d’unifier le pays déchiré par la guerre civile, le président islamiste Ahmed al-Chareh, qui a renversé Bachar el-Assad il y a plus d’un an, cherche à reprendre le contrôle de ces régions où les Kurdes jouissaient d’une autonomie de facto depuis plus de dix ans.

Dans un geste apparent de bonne volonté, le président avait accordé vendredi par décret des droits nationaux inédits aux Kurdes, reconnaissant notamment leur langue comme officielle. Une mesure jugée insuffisante par l’administration autonome kurde du nord de la Syrie.

Ce dimanche à l’aube, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, «se sont retirées de tous les secteurs sous leur contrôle» dans l’est de la province de Deir Ezzor, peuplée en majorité d’Arabes, dont «les champs pétrolifères de al-Omar», le plus grand du pays, «et al-Tanak», selon une ONG.

Les autorités de cette province de l’est de la Syrie ont annoncé que «toutes les institutions publiques» resteraient fermées dimanche et ont appelé les habitants «à rester chez eux».

Damas veut le contrôle des ressources naturelles

Pour le ministre de l’Énergie Mohammed al-Bachir, la reprise de contrôle par l’État des ressources naturelles «signifie ouvrir grand la porte à la reconstruction, au renouveau de l’agriculture, de l’énergie et du commerce».

Le champ d’al-Omar était sous le contrôle des forces kurdes depuis qu’elles en ont expulsé le groupe djihadiste État islamique (EI) en 2017. Pendant des années, ce site avait abrité la plus grande base de la coalition internationale antidjihadiste menée par les États-Unis, qui a aidé les FDS à combattre l’EI, finalement défait en Syrie en 2019.

La minorité kurde avait alors profité du chaos de la guerre civile, qui a pris fin en 2024, pour s’emparer de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie, incluant champs pétroliers et gaziers.

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