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  « Une voiture pour chaque famille »: le flou artistique

La ministre des finances Michket Slama Khaldi  a confirmé que la mise en œuvre du programme « Une voiture pour chaque famille » se heurte encore à plusieurs difficultés pratiques, notamment en ce qui concerne les mécanismes de financement, l’identification des bénéficiaires et l’établissement des priorités.

Lors d’une séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple, la ministre a expliqué que l’application de certains articles de la loi reste subordonnée à la finalisation des décrets, textes et démarches nécessaires, précisant  que le lancement du programme requiert un système clair d’enregistrement des demandes et de définition des critères d’éligibilité, s’inspirant potentiellement de l’expérience acquise avec le programme « Voiture populaire ».

Khaldi a également évoqué une proposition de création d’une plateforme numérique dédiée à l’inscription des familles intéressées par le programme « Une voiture pour chaque famille ».Elle a déclaré que cette plateforme pourrait recevoir et organiser les demandes, mais que la principale difficulté réside dans la priorisation, d’autant plus que le texte de loi ne précise pas les critères de sélection des bénéficiaires. La ministre a anticipé une forte demande pour le programme, susceptible d’entraîner de longues listes d’attente.Dans ce contexte, elle a souligné la nécessité d’envisager des solutions pratiques garantissant la transparence et l’équité du traitement des demandes, en définissant clairement les groupes prioritaires et les pourcentages d’éligibilité. Elle a indiqué que le financement constitue l’un des principaux défis à relever pour la mise en œuvre du programme tout en affirmant que la mise en œuvre efficace du programme requiert des mécanismes de financement clairs et applicables, ainsi que la définition des conditions et des procédures permettant aux familles d’en bénéficier.

Khaldi a précisé que le programme « Une voiture pour chaque famille » ne relève pas uniquement du ministère des Finances, mais également du ministère du Commerce. Selon elle, cela est lié à l’existence d’un quota spécifique de véhicules, dont la taille et les modalités de distribution aux bénéficiaires doivent être déterminées en concertation avec le ministère du Commerce..

La ministre des Finances a reconnu les difficultés de mise en œuvre du texte dans sa forme actuelle, soulignant que le ministère s’efforce de trouver des mécanismes et des solutions pour en assurer l’activation.Elle a ajouté que le succès du programme dépend de la finalisation du cadre réglementaire, du contrôle du financement, de la hiérarchisation des besoins et de l’allocation des ressources nécessaires, permettant ainsi sa mise en application concrète.

                    Mohamed Salim

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