
UniversNews (MONDE) – Le conflit au Moyen-Orient entre aujourd’hui dans son 16ème jour, marqué par une intensification et un élargissement des hostilités, alors que des sirènes ont retenti, hier, à la base aérienne d’Incirlik, utilisée par l’OTAN en Turquie et qu’Israël a intensifié ses frappes sur Téhéran, provoquant de puissantes explosions en Iran.
Un militaire français a été tué en Irak, premier décès français dans le conflit au Moyen-Orient, en même temps qu’un groupe pro-iranien menace les intérêts français après le déploiement du Charles de Gaulle. Le militaire français est mort « lors d’une attaque » dans la région d’Erbil au Kurdistan irakien, a déclaré Emmanuel Macron dans la nuit de jeudi à vendredi, annonçant ainsi le premier mort recensé au sein de l’armée française dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient. C’est le premier soldat français tué depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaines sur l’Iran le 28 février et qui s’est propagée dans plusieurs pays de la région.
2500 Marines dirigés vers la région
En parallèle, « deux drones se sont écrasés dans le gouvernorat de Sohar à Oman. L’un d’eux est tombé dans la zone industrielle d’Al-Awahi, provoquant la mort de deux travailleurs étrangers et faisant plusieurs blessés. Le second s’est écrasé dans une zone ouverte sans faire de victimes », a indiqué l’agence de presse omanaise, en citant une source sécuritaire. Les Gardiens de la Révolution de la République islamique d’Iran ont, d’autre part, mis en garde vendredi que toute nouvelle manifestation contre le pouvoir ferait face à une réponse « plus cinglante » qu’en janvier lorsque plusieurs milliers de personnes avaient été tuées.
Les Etats-Unis prévoient d’augmenter leur présence militaire au Moyen-Orient, selon des informations relayées vendredi par plusieurs médias américains. Le New York Times rapporte qu’environ 2.500 Marines ainsi que trois navires supplémentaires ont été envoyés en direction de la région.
De son côté, le Wall Street Journal, citant des responsables américains, indique que le navire d’assaut Tripoli, stationné au Japon, se dirige lui aussi vers le Moyen-Orient avec les Marines qui lui sont rattachés.

Trump demande des « secours » de ses alliés !!!
Prenant ses désirs pour des réalités, le président des États-Unis a annoncé samedi que des bâtiments de guerre appartenant à plusieurs pays seront déployés dans le détroit d’Ormuz afin d’assurer l’ouverture et la sécurité de ce passage maritime stratégique.
« De nombreux pays, en particulier ceux touchés par la tentative de l’Iran de fermer le détroit d’Ormuz, enverront des navires de guerre — conjointement avec les États-Unis d’Amérique — afin de maintenir le détroit ouvert et sécurisé », a écrit le président américain sur la plateforme Truth Social, sans citer de pays ni en préciser le nombre.
Bien que le sentiment est qu’il n’a pas la situation en main, Trump poursuit ses fanfaronnades et écrit que « même si leurs capacités militaires ont été anéanties “à 100%”, les Iraniens peuvent toutefois “envoyer un ou deux drones, larguer une mine ou tirer un missile à courte portée quelque part le long de cette voie navigable —ou à l’intérieur de celle-ci—, aussi lourdement aient-ils été vaincus”, a nuancé le locataire de la Maison Blanche.
Il a dit “espérer” que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d’autres pays touchés par cette contrainte artificielle “dépêcheront des navires dans la région, afin que le détroit d’Ormuz ne constitue plus une menace émanant d’une nation qui a été totalement décapitée”.
Trump avait déclaré vendredi que la marine américaine allait commencer « très bientôt » à escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, par où transite 20% de la production mondiale d’hydrocarbures.
Le Japon embarrassé !!!
La Première ministre japonaise Sanae Takaichi navigue sur une corde raide diplomatique délicate avant un sommet crucial à Washington, alors que Tokyo signale qu’une intervention militaire pour rouvrir le détroit d’Ormuz fait face à des « obstacles élevés ».
Le responsable politique du PLD, Takayuki Kobayashi, a averti dimanche que les déploiements navals ne sont pas « légalement exclus », mais que toute décision d’escorter des navires marchands à travers la zone de conflit doit être jugée avec une extrême prudence.
Cette hésitation souligne les frictions politiques auxquelles fait face Takaichi, qui doit rencontrer Trump le 19 mars pour discuter d’accords commerciaux et d’investissement, des agendas désormais largement éclipsés par l’escalade des hostilités entre les États-Unis, Israël et l’Iran.
« Nous devons comprendre ce que [Trump] veut vraiment », a déclaré Kobayashi à la chaîne publique NHK, suggérant que Takaichi doit utiliser ses liens personnels avec le président américain pour décrypter ses véritables intentions avant d’engager les Forces d’autodéfense japonaises.
Pendant ce temps, Tokyo a catégoriquement rejeté le déploiement de dragueurs de mines, Takaichi déclarant que de telles opérations ne seraient pas envisagées avant la fin des hostilités actives.



