
UniversNews (Santé) – La spécialiste en gériatrie Afef Hammami, a déclaré que les études scientifiques sur l’efficacité de la médecine alternative sont limitées, par rapport aux résultats cliniques prouvés les médicaments chimiques.
Hammami a indiqué, dans une déclaration à l’Agence TAP que certaines études scientifiques publiées dans quelques revues ont prouvé l’efficacité de l’acupuncture et de certaines méthodes de traitement par les plantes. Cependant, ces études demeurent insuffisantes pour confirmer l’efficacité de ces traitements.
Elle a expliqué que :
- L’acupuncture est généralement utilisée pour traiter les rhumatismes et les douleurs chroniques,
- Le traitement par les plantes permet de réduire le stress et les troubles du sommeil.
Elle a relevé que les médicaments sont soumis à des essais cliniques rigoureux impliquant parfois des millions de patients, ce qui leur confère une crédibilité scientifique supérieure par rapport aux traitements alternatifs qui manquent de tests et de méthodologies rigoureuses.
Hammami a défini la médecine alternative comme un ensemble de pratiques thérapeutiques, telles que :
- L’acupuncture,
- Le traitement par les plantes,
- La thérapie énergétique,
- La médecine traditionnelle chinoise.
Elle a affirmé que ces méthodes sont souvent utilisées comme compléments à la médecine moderne et ne peuvent pas compenser son efficacité cliniquement prouvée.
Elle a noté que l’affluence à la médecine alternative a connu une augmentation après la pandémie du COVID-19, car de nombreux patients y ont eu recours pour rechercher des traitements moins invasifs.
Hammami a relevé que la médecine alternative doit être pratiquée exclusivement par des médecins spécialisés et qualifiés, mettant en garde contre le risque d’acheter des produits via les réseaux sociaux, en raison des complications de santé graves.
Elle a appelé dans ce contexte à réglementer le secteur de la médecine alternative selon des normes claires basées sur une méthodologie de recherche scientifique et à définir les conditions de pratique, d’autorisation et de contrôle pour protéger les patients.
D’après les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) environ 80 pc des habitants de certains pays africains et asiatiques optent pour la médecine alternative, alors qu’en Europe entre 30 et 40 pc de personnes ont recours à ces traitements au moins une fois.



