
UniversNews (Education) – Les vacances sont loin d’être de tout repos pour les familles tunisiennes. La charge mentale se ressentirait même plus en période de congés. Les familles tunisiennes ayant des enfants se sentent, eux, dans un vrai dilemme. Ils se retrouvent plongés dans un océan de dépenses. D’un côté, leurs enfants revendiquent des vacances méritées après un trimestre scolaire chargé. Ce qui est tout à fait légitime et compréhensible. Mais les parents doivent gérer organisation, activités, et budget.
Les enfants adorent les vacances et se réjouissent de ces deux semaines sans école. Contrairement aux parents, qui sont souvent confrontés à des lacunes en matière de prise en charge pendant les vacances scolaires. Très peu de familles peuvent se permettre de prendre congé à chaque fois, que ce soit en termes de temps ou d’argent. Chaque hiver, c’est la même galère pour les parents : comment occuper des enfants, quand on n’a soi-même que quelques jours de congé, au mieux? Chaque année, c’est «l’angoisse». Autant pour les parents que pour les adolescents. Que faire pendant ces semaines de vacances? Les vacances sont loin d’être un moment de rêve pour les parents et leurs enfants mais elles sont importantes, pour les enfants comme pour les adultes : elles permettent de se reposer, de pratiquer des activités différentes de celles du quotidien, de passer du temps en famille, avec des amis ou dans un accueil de loisirs par exemple. Parfois, elles permettent aussi de partir en voyage et de découvrir de nouvelles régions ou pays. Les vacances sont importantes pour faire une pause et revenir en pleine forme à l’école ou au travail !
Des enfants difficiles à gérer !
Les enfants sont difficiles à gérer durant ces vacances d’hiver. L’attention baisse, la nervosité augmente. À la maison, les crises se multiplient. « Qui dit temps de vacances pour eux, dit temps de fatigue pour nous ! Mes enfants n’aiment pas rester à ne rien faire. Je dois constamment trouver des activités pour les occuper. Ça demande beaucoup d’énergie et d’imagination. Néanmoins, j’ai la chance de pouvoir me consacrer pleinement à eux. Deux semaines de vacances, c’est donc deux semaines à leurs côtés mais au bout d’un moment je commence à être à court d’idées. Du coup, ils s’ennuient, regardent la télé ou tournent en rond dans la maison… Je ne pense pas que ce soit très positif pour eux » précise Hédia, mère de trois enfants.
Les mères n’osent pas parler de leur fatigue chronique, car elles croient être toutes seules à subir ce handicap au quotidien. Amel, maman de deux enfants de 4 ans et 2 ans, se lamente : « Je préfère la routine de l’année où les enfants sont à l’école, qu’aux vacances ». Samia, enseignante a du mal à caser ses enfants « Je n’ai pas de grands moyens pour les faire sortir ou aller séjourner dans un hôtel » dit-elle. Il est vrai que les Tunisiens sont attentifs au coût des vacances. Ce budget représente un souci majeur pour plusieurs familles.
Plusieurs déclarent que la dégradation du pouvoir d’achat impacte négativement leur budget vacances. Ils indiquent que partir en vacances coûte cher et qu’il est difficile de mettre de l’argent de côté pour les vacances. L’inflation amène les tunisiens à revoir leurs plans de vacances. « On se serre la ceinture toute l’année pour les vacances, pour essayer d’offrir à nos enfants une période de détente sans penser à se restreindre, et puis quand l’heure arrive, on a des factures de l’électricité et d’eau qui explosent », grince Fatma. « Ça fait plusieurs années que je n’ai pas été en vacances pour des questions financières », explique Samiha, jeune retraitée pour qui « les temps sont durs ». (M.S)



