A la uneL’édito

Circulez… il n’y a rien à voir !!!

UniversNews (EDITO) – Tout le monde pensait qu’avec la Révolution, dont on se dispute la date, tout allait changer… dans le bon sens.

Mais il fallait compter avec la horde sauvage des islamistes, dont la voracité n’avait pas de limites. Ils ont mis le pays sur la paille pour se remplir les poches, que ce soit grâce aux compensations qu’ils se sont accordées ou pour avoir subi le joug des régimes précédents – comme si on leur avait demandé de faire de la politique pour nous !

Conséquence : la décennie noire a transformé le pays en un désert stérile. On ne travaille plus, on ne produit plus, et on réclame des salaires pour ne rien faire. Et le malheur est que tout cela s’est passé sans que quiconque s’en préoccupe outre mesure.

Tous les secteurs d’activité ont périclité et ne sont plus que les ombres de ce qu’ils étaient. La santé et le transport, qui sont les nerfs de la guerre économique dans tous les pays du monde, sont dans un état lamentable. Il faudrait au moins une autre décennie pour les redresser, bien qu’on ait commencé à donner l’illusion que la situation s’améliore. Ce ne sont que des rafistolages, loin d’être de véritables remèdes.

Pire encore, le peuple n’en finit pas de déchanter, confronté aux nouveaux maux qui se propagent dans la société tunisienne : drogue, violence et chaos dans toutes les régions.

À cela s’ajoute l’alourdissement du fardeau du niveau de vie. Selon une récente étude, la baisse du pouvoir d’achat, mesurée par l’évolution du revenu réel des ménages par tête, a été de l’ordre de 8 %.

Cela génère une pression budgétaire accrue sur les ménages, une difficulté croissante à couvrir les dépenses essentielles et un sentiment d’appauvrissement continu. Le taux d’inflation a augmenté plus rapidement que les salaires unitaires versés aux ménages, et l’inflation a dépassé le niveau historique inférieur ou égal à 5 % par an, pour se situer entre 5,7 et 9,3 % en moyenne annuelle. Pendant ce temps, les clauses d’augmentation des salaires négociées se limitent à la moyenne historique de 5 % par an !

Ce n’est vraiment pas la joie, puisque l’endettement des particuliers est passé à 29,5 milliards DT à fin 2024, contre 26,6 milliards fin 2021, soit une augmentation de 11 % en trois ans, avec de multiples interrogations sur la manière dont la Tunisie va sortir de cette mélasse.

Sur la voie de cette descente en enfer, les impôts pleuvent sur le pauvre citoyen tunisien, « associé » au remboursement des dettes avalées par la nébuleuse islamiste.

Pour le moment, circulez… il n’y a rien à voir, en attendant que les choses s’améliorent. Inchallah !

Mustapha MACHAT

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