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Avis divergents autour… des augmentations salariales annoncées!!!

UniversNews (Social) – Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) Slaheddine Selmi, a souligné vendredi, dans son discours prononcé au siège de la centrale syndicale à l’occasion de la journée internationale des travailleurs, que les augmentations salariales dans la fonction publique, le secteur public et le secteur privé au titre des années 2026, 2027 et 2028 publiées, jeudi au JORT sont « insuffisantes et ne permettent pas de faire face à la détérioration du pouvoir d’achat et la hausse des prix ».

 « Il est évident que la classe ouvrière revendique ces augmentations en raison de la dégradation du pouvoir d’achat, mais nous devons signaler clairement que les majorations salariales dans les trois secteurs ne répondent pas aux attentes des travailleurs dans la fonction publique, le secteur public et le secteur privé », a déclaré le secrétaire général de l’UGTT devant un grand nombre de syndicalistes qui ont scandé des slogans hostiles à la hausse des prix et revendiqué le droit syndical. 

D’autre part, Selmi a dénoncé ce qu’il considère comme « exclusion de la centrale syndicale des négociations sociales », exprimant son refus de fixer les augmentations salariales dans le secteur privé par le gouvernement de manière unilatérale. Il a indiqué que ce dossier ne relève pas de ses prérogatives directes et devait faire l’objet de négociations directes entre le patronat et les structures de l’UGTT.

L’avis d’un spécialiste du droit du travail

Les majorations salariales adoptées dans les secteurs public et privé semblent «acceptables» au regard des capacités économiques du pays, a estimé, vendredi, le spécialiste en droit du travail Hafedh Amouri, tout en mettant en évidence leurs limites structurelles.

Amouri a salué les augmentations accordées dans la fonction publique, les établissements publics à caractère administratif et les collectivités locales, qui, selon lui, «ont dépassé les attentes». À l’inverse, dans les secteurs non-agricoles, les hausses sont certes moins marquées que lors des trois exercices précédents, mais elles demeurent en phase avec l’inflation, établie entre 5 et 6 %.

S’agissant des entreprises soumises à des conventions collectives, le spécialiste a jugé la majoration «compatible avec les réalités économiques actuelles», bien qu’elle reste en deçà des espoirs des salariés. Il a, à cet égard, rappelé que près de 85 % des entreprises tunisiennes emploient moins de vingt personnes, ce qui réduit mécaniquement leur marge de manœuvre face à toute hausse significative des charges salariales.

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’un dispositif réglementaire publié jeudi 30 avril 2026 au Journal officiel de la République tunisienne (JORT). Une série de décrets couvrant les années 2026, 2027 et 2028 concerne les agents de l’État, les personnels des collectivités locales et des entreprises publiques, les magistrats ainsi que les salariés relevant de conventions collectives, en application de la loi de finances 2026.

Par ailleurs, le ministère des Affaires sociales a publié les arrêtés réglementaires n° 66 à 69 de 2026, fixant le Salaire minimum agricole garanti (SMAG) et le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) pour les secteurs non-agricoles. Ces dispositions s’étendent aux pensions de retraite et prévoient des sanctions à l’encontre des employeurs qui ne s’y conformeraient pas.

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