
UniversNews (SEF) – Le réveil a été difficile pour les marchés européens. Les grands indices reculaient lundi à l’ouverture en Europe, alors que le conflit entre Israël, Etats-Unis et Iran s’intensifie et menace de faire basculer la région dans la guerre.
La guerre au Moyen-Orient fait grimper ce lundi les prix du gaz et du pétrole, qui évolue autour de 80 dollars le baril, tandis que les Bourses mondiales reculent et que l’or est recherché. Mais « pour un tel événement à portée mondiale et sans précédent, les réactions des marchés financiers restent pour l’instant modérée », estiment les analystes.
Le principal mouvement est le bond du prix des hydrocarbures, alors que le détroit d’Ormuz, voie névralgique du commerce mondial, est désormais évité par les principaux armateurs mondiaux en raison du conflit. Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence sur le Vieux continent pour le gaz, affichait vers 08H40 GMT une hausse de 24,89% à 39,91 euros.
Côté pétrole, le baril de Brent de la mer du Nord s’envolait de 9,98% à 80,14 dollars. Le baril de WTI nord-américain bondissait de 9,21% à 73,19 dollars.
Ce bond du pétrole entraînait une hausse du dollar, monnaie internationale utilisée pour le marché pétrolier: il prenait 0,93% à 1,1703 dollar pour un euro. L’or, valeur refuge en cas d’incertitudes, gagnait 2,53% à 5.412,75 dollars l’once.
Les effets sur les marchés ne sont « pas négligeables, mais ce n’est certainement pas une déroute », a-t-elle ajouté. Les Bourses reculaient nettement mais sans paniquer. Paris perdait 1,92%, Francfort 2,09%, Londres 1,04% et Milan 2,23%. Madrid perdait 2,96%. En Asie, Tokyo a cédé 1,35%. Hong Kong a perdu 2,14%.
Les investisseurs s’inquiètent des « perturbations des chaînes d’approvisionnement », avec « le risque d’une inflation plus élevée », explique Kat Hudson, directrice des stratégies d’investissement chez Hargreaves Lansdown.



