
UniversNews (NAT) – L’avocat Hadi Hamdoun a confirmé dans une déclaration avoir assisté à deux audiences, en deux jours, concernant plus de 120 détenus originaires de pays d’Afrique subsaharienne. L’important dans cette déclaration est que ces immigrés clandestins ont affirmé être tous arrivés par la frontière algérienne, et ce, quasiment de la même manière, ce qui soulève de sérieuses interrogations.
Ce fait conduit à deux hypothèses principales : soit l’Algérie est impliquée, directement ou indirectement, dans la facilitation de leur passage, et ferme les yeux sur ces agissements avec la complicité de ses autorités ; soit que ce pays soit la destination initiale, mais a choisi de rediriger cet afflux vers les pays voisins, principalement la Tunisie, exportant ainsi la crise et ses répercussions.
Dans les deux cas, la situation demeure préoccupante. Or, ce qui ne fait qu’aggraver les interrogations, c’est l’absence de toute position officielle tunisienne claire –même une simple protestation diplomatique– face à ces événements. Le principe de bon voisinage n’est pas un vain mot, il repose fondamentalement sur le respect de la stabilité des États voisins et la non-nuisance à autrui.



