
Faouzi SNOUSSI
UniversNews (MONDE) – La situation tourne au ridicule pour le président américain, Donald Trump qui commence à perdre pied dans la guerre qu’il mène -pour sauver son prestige- contre l’Iran, au point qu’il commet des actes indignes du principal dirigeant de la plus grande puissance du monde… alors que c’est la débandade à la Maison Blanche où des hauts responsables fuitent le bateau qui risque de couler !!!
Tout en fanfaronnant, affirmant avoir détruit la marine de l’Iran et sapé son économie… il fait des concessions à bout de bras, allant, même à proroger la trêve pour un mois… on ne sait pas, encore, si c’est un subterfuge ou parce qu’il veut faire aboutir les négociations.
Toutefois, le fait qui émerge est que le locataire de la Maison Blanche est face à une course contre la montre, surtout qu’il n’arrive, même plus, à convaincre ses supporters et ses partisans qui se réduisent de jour en jour, avec une cote qui est descendue à un niveau jamais atteint par ses prédécesseurs, ce qui est grave pour son parti et pour son avenir à lui.
Entretemps, brisant la cessation des hostilités, L’armée américaine a annoncé avoir arraisonné un autre pétrolier iranien jeudi, aggravant les tensions avec l’Iran, au lendemain de la prise de contrôle de deux navires par les Gardiens de la révolution paramilitaires dans le détroit d’Ormuz.
Le département de la Défense a diffusé des images vidéo montrant des forces américaines sur le pont du pétrolier Majestic X, arraisonné dans l’océan Indien. « Nous poursuivrons nos opérations de police maritime à l’échelle mondiale afin de démanteler les réseaux illicites et d’intercepter les navires fournissant un soutien matériel à l’Iran, où qu’ils opèrent », a déclaré le Pentagone dans un communiqué.
Les données de suivi des navires indiquaient que le Majestic X se trouvait dans l’océan Indien, entre le Sri Lanka et l’Indonésie, approximativement au même endroit que le pétrolier Tiffany, précédemment arraisonné par les forces américaines. Il faisait route vers Zhoushan, en Chine.
Cette saisie intervient au lendemain de l’attaque par l’Iran de trois cargos dans le détroit, dont deux ont été arraisonnés, une action qui intensifie son offensive contre la navigation dans cette voie maritime stratégique par laquelle transite, en temps de paix, 20 % du pétrole commercialisé dans le monde.
Par ailleurs, tentative d’impressionner ou subterfuge, l’armée américaine a annoncé jeudi l’arrivée du porte-avions USS George H.W. Bush au Moyen-Orient, portant à trois le nombre de porte-avions américains déployés dans la région.
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a indiqué sur sa plateforme X que le porte-avions naviguait « dans l’océan Indien, dans sa zone de responsabilité, le 23 avril », publiant une photo montrant son pont d’envol rempli d’avions de combat.

Départs à la pelle
Par ailleurs, un nouveau nom vient s’ajouter à la liste des hauts gradés écartés par l’administration Trump. John Phelan, le plus haut responsable civil de la Marine américaine, va quitter ses fonctions « avec effet immédiat », annonce le Pentagone, sans fournir d’explication à son départ soudain, qui intervient au moment où les Etats-Unis sont engagés dans le conflit avec l’Iran.
L’annonce a été faite mercredi soir par le porte-parole du Pentagone Sean Parnell, dans un communiqué sur X. Plusieurs sources au sein de l’administration ont confié à Reuters que John Phelan avait été remercié car il ne mettait pas en œuvre les réformes visant à accélérer la construction navale assez rapidement.
Ces sources évoquent aussi ses mauvaises relations avec le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth, le secrétaire adjoint à la Défense Steve Feinberg, et le sous-secrétaire à la Marine Hung Cao. Ce dernier occupera d’ailleurs les fonctions de secrétaire à la Marine par intérim, fait savoir le Pentagone.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, les départs s’enchaînent au sein de l’armée américaine, souvent sans explications. Au début du mois, en pleine guerre contre l’Iran, c’est le chef d’état-major de l’armée de terre américaine, le général Randy George, qui a été poussé vers la sortie du jour au lendemain. Deux autres généraux, David Hodne, chargé du commandement de la transformation et de l’entraînement de l’armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont connu le même sort.
F.S.



