
Championne du monde en titre, quart de finaliste du Mondial 2026 face à la Suisse après avoir renversé l’Egypte sur le fil (3-2), l’Argentine pour autant est loin d’être sereine. Sa maison-mère, l’AFA ou Association argentine de football, vit en effet des heures sombres, sous le coup d’une enquête diligentée par le FBI, le fameux Bureau fédéral d’investigation aux Etats-Unis.
« Alors que la Coupe du monde de football bat son plein aux Etats-Unis, des procureurs fédéraux et des agents du Federal Bureau of Investigation (FBI) ont commencé à recueillir des témoignages sur les opérations financières de l’Association argentine de football (AFA) », souligne le quotidien La Nacion ce mercredi, relayant ainsi pas moins de deux sources.
« Les enquêteurs du ministère de la Justice cherchent à comprendre comment l’organisme présidé par Claudio « Chiqui » Tapia a opéré aux Etats-Unis, comment il a acheminé des centaines de millions de dollars via son système financier et si une partie de ces opérations a pu donner lieu à des infractions relevant de la juridiction américaine. » L’on parle ici de potentiel blanchiment d’argent ou de fraude via le système bancaire américain. Des faits hautement condamnables aux USA.
Un scandale qui touche forcément l’Albiceleste
L’AFA mise en cause à ce stade réclame le respect de la présomption d’innocence. « Les mesures d’enquête ne suffisent pas à elles seules à établir la responsabilité ou la culpabilité », tonne Tomas Regalado, un homme politique floridien proche de l’Association du football argentin. La Nacion de son côté confirme avoir identifié des mouvements de fonds suspects aux Etats-Unis au cours de ses propres investigations.
« Parmi les virements observés figurent des transferts de plusieurs dizaines de millions de dollars vers des sociétés qui ne font l’objet d’aucune contrepartie identifiable et étaient contrôlées par des personnes qui, d’après les registres officiels consultés, percevaient des aides sociales et résidaient à Bariloche (une ville de Patagonie, ndlr) ou à Buenos Aires. » L’affaire n’en est qu’à ses prémices mais déjà le souffle du scandale ébranle l’institution argentine. Pas l’idéal, forcément, pour une Albiceleste en quête de sa quatrième étoile…
(d’après football.fr)



