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Focus de Moez joudi: « Le régime « hérité » de la séance unique est une exception déraisonnable et une perte sèche pour l’économie »

Univers News Tunisie – Alors que la concurrence économique s’intensifie à l’échelle mondiale et que les gouvernements cherchent à améliorer la productivité et à accélérer le rythme de travail afin de relever les défis internes et externes, la Tunisie continue d’appliquer le régime de la séance unique durant le mois de Ramadan et la saison estivale.

Une situation que l’économiste Moez Joudi qualifie d’« exception déraisonnable, en dehors de toute logique ».

Selon lui, de nombreux pays confrontés à des températures élevées, tels que l’Algérie, le Maroc, les pays du Golfe, ainsi que plusieurs États européens désormais exposés à des vagues de chaleur inédites, n’ont jamais fait de l’été un motif pour réduire les heures de travail au détriment de l’économie. Ils ont, au contraire, adapté leurs organisations en améliorant les conditions de travail, en développant les systèmes de climatisation et en optimisant les horaires, tout en garantissant la continuité du service public et de l’activité économique.

En Tunisie, en revanche, le régime de la séance unique est devenu, aux yeux de nombreux observateurs, le symbole d’un ralentissement du rythme de travail et d’une entrave aux intérêts des citoyens. Les heures de travail effectives sont réduites à un niveau tel que l’accomplissement des démarches administratives les plus simples devient particulièrement difficile, ce qui contribue à ralentir l’activité économique à une période où le pays a besoin de chaque heure de travail et de chaque effort productif.

Plus préoccupant encore, ce dispositif ne se limite pas à la période estivale : il est également appliqué durant le mois de Ramadan. Ainsi, année après année, l’économie tunisienne perd plusieurs semaines de productivité, alors même que la conjoncture actuelle exige davantage de travail, une accélération des réformes et une amélioration de la compétitivité, plutôt qu’une réduction du temps de travail.

Une question s’impose dès lors : pourquoi continuer à s’accrocher à cet héritage administratif dépassé, qui ne répond plus aux exigences d’une économie en quête de croissance et de compétitivité ?

Il est désormais temps d’ouvrir un véritable débat national sur ce régime, loin des idées préconçues, en s’appuyant sur des indicateurs objectifs de productivité et sur l’évaluation de son coût économique. La Tunisie a aujourd’hui besoin d’une culture du travail plus efficace et plus performante, plutôt que de traditions administratives qui épuisent le temps et limitent la capacité de l’économie à retrouver son dynamisme.

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