
Les soldes sont depuis plusieurs années déjà au centre de nombreux débats au sein de l’industrie de la mode. Autrefois moment clé du calendrier commercial, elles semblent aujourd’hui déphasées tant par rapport aux saisons qu’aux habitudes des consommateurs et aux cycles de production. Pour cet été, la saison des soldes d’été 2026 débutera le vendredi 7 août prochain et se poursuivra pendant six semaines.
Le président de la Chambre nationale syndicale du commerce des vêtements et tissus relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Mohsen Ben Sassi, a indiqué les soldes d’été ou d’hiver constituent une occasion importante pour dynamiser davantage l’activité commerciale dans le pays, avec des réductions dont le taux minimum est fixé à 20 %. Mohsen Ben Sassi a appelé les commerçants à participer massivement aux soldes d’été cette année et à accélérer l’enregistrement de leur participation auprès des services centraux et régionaux du ministère du Commerce et du Développement des exportations. Il les a également encouragés à proposer des réductions attractives afin d’attirer davantage de clients.Par ailleurs, il a invité les consommateurs à profiter largement de cette période, considérée comme un rendez-vous commercial important offrant un large choix de produits tunisiens et étrangers à des prix accessibles.Ces soldes d’été représentent une occasion pour les citoyens de faire de bonnes affaires et d’économiser de l’argent. Mais cette période de promotions et de rabais est -ce le moment idéal pour dépenser son argent ? Face à une consommation en berne et les questions du pouvoir d’achat au cœur du quotidien des Tunisiens, les promotions vont-elles démarrer fort ? Face à ces demandes très concrètes, les commerçants vont-ils répondre par des prix cassés ?Plusieurs acteurs du secteur appellent donc à repenser leurs dates pour retrouver une synchronisation parfaite du calendrier avec les évolutions du marché.
Il est vrai que « les consommateurs n’anticipent plus les achats comme avant. Ils achètent davantage pour répondre à un besoin immédiat » analyse un propriétaire d’un magasin de vêtements. Un constat validé par l’expérience des commerçants.C’est en fait un décalage entre la saison météorologique et la saison des soldes qui, combinée à ces comportements d’achat, rend les soldes telles qu’elles existent aujourd’hui parfois handicapantes.Côté marques et commerçants, les soldes visent, en théorie, à écouler les invendus pour libérer à la fois de l’espace et de la trésorerie avant l’arrivée des nouvelles collections. Un objectif que le système et le calendrier actuels ne permettent plus d’atteindre.Faut-il décaler les soldes de quelques semaines, d’un mois comme le proposent certains commerçants , ou faut-il envisager un changement plus drastique, vers un décalage de plusieurs mois ?
Mohamed Salim



