
Tunis – Univers News.Réactions diversifiées, parfois raisonnés, quelque part passionnelles, ou alors indignées de l’opinion publique à travers la toile, après le spot diffusé par la télévision algérienne et dans lequel Abdelmajid Tebboune avertit fermement ceux qui voudrait transposer le terrorisme en Tunisie.
Comme souligné, hier, sur nos colonnes, ce n’est pas la première fois que Tebboune déclare le « soutien » sécuritaire de l’Algérie à la Tunisie. Il avait été même jusqu’à dire un jour que « la sécurité de la Tunisie c’est aussi la sécurité de l’Algérie ». Il a même du démentir décembre dernier au parlement algérien certaines rumeurs faisant état de l’implantation d’éléments militaires algériens.
Les internautes ayant favorablement accueilli ramènent à juste titre la position de Tebboune à la symbiose avec le président Saïed , harmonie du reste bien raffermie dans les faits et dans le discours officiel du Chef de l’Etat au rapport des pesanteurs géostratégiques dans la région du Maghreb.
C’est même une évidence géométrique (frontières communes) , c’est aussi , historiquement, la perception de l’imaginaire collectif du « grand frère algérien » , malgré les brouilles des temps de Boumediene et Bourguiba. Et, cela, différemment de la gestion au jour le jour des relations avec la Libye et qui sont toujours allées en dents de scie , même après la révolution dans les deux pays.
Sauf que la fibre souverainiste fait que beaucoup de Tunisiens jugent (ça a été manifeste sur la toile) que les propos du président algérien reflèteraient une certaine tendance au « paternalisme », sinon, carrément une « immiscions » dans notre cuisine interne. Oui, mais le ferveur de Tebboune n’est pas allées jusque-là. Peut-être, sans doute, a-t-il été informé sur le délire d’un pantin d’Ennahdha et du Qatar (Moncef Marzouki bien sûr) qui saute de plateau en plateau pour appeler à la sédition et à la révolte contre le régime. Mais, allons donc : un homme souffrant de graves pathologies, qui débite jour et nuit une espèce de délirium tremens et, qui, surtout humilie la Tunisie en faisant un baise-main au Roi du Maroc, cet homme-là est-il crédible ? Libre aux chaines étrangères (Al Jazira et France 24) qui prétendent réaliser des scoops en lui donnant l’antenne : pour les Tunisiens, il est bon pour la psychanalyse. Le sobriquet « Tartour » se justifie pleinement ! Quant aux maux causés à la Tunisie avec son concept « trotskiste » (et encore !) de le révolution permanente , la justice a rendu son verdict là-dessus.
L’élan du président algérien s’expliquerait à ce niveau-là. Pressions venant du Sahel, alliances diaboliques entre le Maroc ,les Emirats, Israël au service de l’Amérique et du Nato : cela tiendrait, surtout qu’il rajoute une couche dans la même interview, affirmant « qu’on veut déstabiliser la Tunisie pour manger l’Algérie Toute crue ».
Sauf que la Tunisie est une nation debout. Elle a certes ses problèmes et qui se sont accumulés depuis longtemps. Mais elle est jalouse de sa souveraineté, du haut degré de performance de son armée et de la formidable efficacité de ses services sécuritaires.
M. Tebboune est arrivé au pouvoir en 2019. Il a remis les pendules à l’heure en Algérie après les années troubles de Bouteflika. En politique avisé et attentif aux mouvances régionales, il connait sans doute la dimension de ce haut fait de l’Histoire qu’est « l’épopée de Ben Guerdane ».
Véritable fresque historique , mythifiée , admirée même par la presse occidentale, là où la Tunisie a fait front aux éléments de Daech venant de la Libye et s’étant infiltrés à Ben Guerdane dans l’intention d’y proclamer un Emirat. Armée , forces sécuritaires y ont fait front avec héroïsme et, surtout, dans une symbiose d’une rare intensité avec la population. Des martyrs sont tombés dans le champ d’honneur, mais l’hydre daechiste a été décapité !
Peuple souverain, nation qui évolue vent debout , confiance en nos moyens sécuritaires et fibre patriotique enracinée dans l’âme tunisienne.
Ce sont là nos constantes. Exactement comme c’est le cas de l’Algérie la sœur historique.
Raouf Khalsi



