Tunis – Univers News Trouver un logement étudiant abordable est devenu un défi majeur en raison de la hausse des loyers et de la rareté des offres.Pour les étudiants, la quête d’un logement tourne parfois au cauchemar. Se loger est si difficile et si coûteux pour la majorité d’entre eux. Entre la hausse des tarifs, et le manque de logements, l’offre se fait rare et la compétition, elle, est acharnée. Pour bénéficier d’un logement universitaire, l’étudiant est tenu d’être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur public. Et ce, à condition d’avoir une distance égale ou supérieure à 30 km entre le lieu de résidence et l’établissement universitaire.. Plus de 65 mille étudiants sont hébergés dans des foyers publics en Tunisie dont 25.149 étudiants hébergés dans les foyers du Nord du paysn 15.376 au Sud et 13.243 dans le Centre du pays.Toutefois, c’est trop souvent le parcours du combattant pour en bénéficier. Nombreux sont les étudiants dans des situations de précarité sont obligés de louer ailleurs.
La pénurie de biens en location et l’augmentation des prix placent les étudiants en compétition avec d’autres catégories de population plus solvables. Pour cet appartement de 30 mètres carrés situé dans la proche banlieue de Tunis, Ahmed, étudiant en droit paie 1000 dinars par mois. Samira a mis beaucoup de temps pour dénicher un petit appartement de 40m2 en colocation avec deux filles, dans un ancien immeuble au 4ème étage sans ascenseur. Difficile d’y tenir à trois, mais c’est tout ce qu’elle a trouvé. Une petite cuisine, deux chambres et une petite salle de bains pour 900 dinars à partager en trois, sans compter les frais d’eau et d’électricité. Jalel, étudiant à Tunis, estime que la pression du logement est plus forte que la pression d’un examen. Il a opté pour la colocation « C’est normal avec une bourse dérisoire, on doit se serrer la ceinture. J’ai la chance de m’ en sortir car je partage les frais avec mes trois amis. »
Un véritable casse-tête pour les familles !
Lotfi Riahi, président de l’Organisation d’orientation du consommateur, a tiré la sonnette d’alarme concernant les charges financières croissantes auxquelles font face les familles à l’approche de la rentrée universitaire. « Certains d’étudiants espèrent, à partir de leur deuxième année, bénéficier d’un foyer universitaire. Mais ce n’est pas toujours le cas, ce qui oblige les familles à se tourner vers la location privée, souvent difficile à trouver et très coûteuse .Cette situation ne pèse pas seulement sur le budget familial, mais risque également de provoquer un décrochage universitaire chez certains étudiants qui ne parviennent pas à suivre le rythme des dépenses ».
Mohamed Salah, prépare sa licence en informatique à Nabeul et n’a pas encore trouvé un endroit où habiter. Malgré des recherches actives, l’étudiant originaire de Manouba est toujours dans l’attente. « Je cherche depuis assez longtemps et je ne trouve pas, s’inquiète-t-il. Entre 700 et 1200 dinars , on ne trouve pas vraiment d’appartement ou de logement étudiant. Du coup je fais une heure de route chaque jour. C’est assez contraignant ».
Pour les familles et leurs enfants, c’est un véritable parcours du combattant pour trouver un toit et le financer. Sami se confie : « Je paye autour de 600 dinars par mois. C’est vrai que ce n’est pas rien cet argent. Pour mes parents, c’est un peu compliqué. Je suis obligé d’aller manger beaucoup plus souvent dans une gargotte avec les repas à 5 dinars parce que sinon je n’ai pas l’argent pour payer mon loyer ou les transports »
Avec la hausse du coût de la vie, les étudiants cherchent avant tout à maîtriser leur budget. Entre le loyer, les charges, les transports, l’alimentation et les dépenses du quotidien, un logement trop cher peut rapidement déséquilibrer des finances déjà limitées.C’est pourquoi le seuil des 700 à 1000 dinars par mois est devenu une référence. Le problème est que ce seuil est désormais difficile à respecter dans les plus grandes villes universitaires. À Tunis, Nabeul, Sousse ou Sfax , les loyers moyens des studios dépassent largement cette limite. Les étudiants doivent alors se tourner vers une colocation, un logement plus éloigné du centre-ville
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