
UniversNews (Santé) – Le Syndicat des pharmaciens d’officine a confirmé, hier jeudi 8 octobre 2026, la persistance des difficultés d’approvisionnement du marché tunisien en certains médicaments vitaux, notamment ceux pour lesquels il n’existe pas d’équivalents génériques, tels que les traitements contre les maladies cardiaques, les troubles immunitaires et l’hyperactivité.
À cet égard, la vice-présidente du syndicat, Malak El-Moudir, a expliqué dans une déclaration aux médias que le système pharmaceutique national pâtit d’une absence de politiques proactives. Elle a appelé à intensifier la communication entre les différents acteurs du secteur et à engager un dialogue en vue d’élaborer une stratégie nationale unifiée pour le médicament.
Elle a indiqué que les médicaments génériques représentent près de 70 % de l’offre sur le marché privé —une proportion jugée positive et favorable à la souveraineté pharmaceutique— tout en soulignant que ces alternatives possèdent la même efficacité que les médicaments princeps et en préconisant l’usage des dénominations scientifiques plutôt que des noms commerciaux sur les ordonnances. Elle a également appelé à renforcer la production locale afin de réduire la dépendance aux importations et s’orienter vers le développement de l’industrie des médicaments biologiques.
Sur le plan de l’organisation et de la distribution, la vice-présidente du syndicat a fait état de démarches visant à mettre en place un système numérique en partenariat avec la Pharmacie centrale de Tunisie (PCT), via la signature d’une convention destinée à numériser les transactions conjointes. Par ailleurs, l‘Ordre des pharmaciens élabore actuellement une plate-forme électronique permettant de suivre la disponibilité des médicaments et de passer des commandes directement, garantissant ainsi une distribution équitable couvrant aussi bien les grandes villes que les zones éloignées.
Elle a réitéré que le secteur traverse une crise financière due au non-versement des dus des pharmaciens du secteur privé par la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) depuis le mois d’août dernier, tout en soulignant son attachement au mécanisme du « tiers payant » afin de préserver la continuité du parcours de soins et de garantir le droit des citoyens aux médicaments.



