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PDL: Signes avant-coureurs d’une crise larvée … ou tempête dans un verre d’eau??!!!

UniversNews (Politique) – La présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, a informé, hier, son équipe de défense ainsi que l’opinion publique de sa décision d’écarter l’avocat et dirigeant du parti, Karim Krifa, de ladite équipe. Cette décision fait suite aux récentes prises de position de ce dernier, qui préconisait d’écarter Abir Moussi de la présidence du parti au motif que son incarcération entravait le fonctionnement de la formation politique.

Le message, relayé auprès du public par un membre de l’équipe de défense, laissait clairement entendre que Karim Krifa avait porté un coup au cœur du PDL et que ses agissements s’inscrivaient dans un plan visant à «se débarrasser d’Abir Moussi — un plan dont le pouvoir politique ne serait pas étranger. Cette communication d’Abir Moussi intervient quelques jours après le prononcé d’une décision de justice interdisant au PDL de tenir son congrès national, initialement prévu pour les 4 et 5 octobre en cours.

La phase préparatoire du congrès a été marquée par l’émergence d’appels à écarter Abir Moussi de la présidence du parti, parallèlement à des initiatives visant à réaffirmer le soutien à son maintien à ce poste. Si la non-tenue du congrès national a empêché un règlement institutionnel de la question, il est apparu clairement que les appels à évincer Abir Moussi restaient marginaux.

Cette tendance s’est confirmée cette semaine, avec le retrait de certains militants qui avaient initialement suivi le duo Karim Krifa et Adnene Belhaj Amor dans leur initiative, ainsi qu’avec la publication, par le dirigeant Ali Bejaoui, d’un texte critiquant sévèrement Belhaj Amor ; il lui imputait la responsabilité de la crise larvée ayant secoué le parti au profit d’acteurs externes, tout en rappelant que ce dernier avait rejoint la formation pour des motifs peu honorables. Il est évident que le PDL a réussi à surmonter une crise dont une grande partie semblait artificielle ; toutefois, une crise ainsi avortée pourrait-elle en engendrer une autre ?

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