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L’universitaire Fatma Charfi : La Banque centrale ne peut pas maîtriser l’inflation à elle seule

Fatma Marrakchi Charfi, professeure universitaire à la Faculté des sciences économiques et de gestion de Tunis, a affirmé que la Banque centrale n’est pas en mesure de maîtriser l’inflation à elle seule. En effet, traiter ce phénomène nécessite de comprendre ses diverses origines et d’y apporter des réponses adaptées à leur nature, en complément du rôle que joue la politique monétaire dans le maintien de la stabilité économique.

Marrakchi a souligné que l’inflation est, en effet, liée à de multiples facteurs monétaires et économiques, tels que les taux d’intérêt, le taux de change, ainsi que les coûts d’importation et de production, précisant que le taux d’inflation en Tunisie a atteint 5,6 % en septembre 2026, contre 5,4 % en août. Elle a indiqué que les prix des produits alimentaires et des boissons ont enregistré une hausse annuelle de 8,4 %, tandis que les prix des produits alimentaires frais ont augmenté de 13 %, témoignant ainsi de la persistance des pressions sur le pouvoir d’achat des citoyens.

Évoquant les gagnants et les perdants face à l’inflation, l’universitaire a souligné que l’impact de la hausse des prix varie en fonction du niveau de revenu et de la structure de consommation, affirmant  que les ménages à revenus limités consacrent une part plus importante de leur budget aux produits alimentaires, ce qui les rend plus vulnérables à la hausse des prix de ces produits par rapport aux ménages à revenus élevés.

Concernant le rôle de la Banque centrale, Charfi a insisté sur la nécessité de distinguer les facteurs sur lesquels la politique monétaire peut agir de ceux liés aux coûts de production, à l’approvisionnement et à la conjoncture économique mondiale.Elle a précisé qu’une hausse des taux d’intérêt peut contribuer à freiner la demande et les pressions inflationnistes, mais qu’elle peut également peser sur l’investissement et la consommation. Trouver un équilibre entre la stabilité des prix et le soutien à l’activité économique demeure donc un défi constant.                 

                                      Héla Nabli

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