
UniversNews (NAT) – Le fait de retourner sa veste… est devenu un sport national, en Tunisie… avec de nombreuses personnes impliqués, vraiment, avec l’ancien régime et aussi avec les Islamistes cherchent à se faire une nouvelle virginité, tout en ne manquant pas de vilipender et de diaboliser ceux ou celles qui, continuent à défendre des principes qui ne plaisent à ces charognards.
Radhia Jerbi, la présidente de l’Union Nationale de la femme tunisienne (UNFT) est, actuellement, victime de cette catégorie de personnes indignes… qui profitent pour l’attaquer, sur la base de son entêtement à soutenir le droit des femmes, le principe de la monogamie et le Code du Statut Personnel (CSP).
Trouvant la brèche, des charognards font revenir le dossier de la polygamie et du droit de l’Homme d’épouser jusqu’à quatre femmes, et cela en se basant soi-disant sur le Coran… alors que le Livre de Dieu a tranché… en indiquant que cela serait possible, si l’homme peut être équitable… mais, que cela ne sera jamais possible» (Wa Lan Taadilou)
Un enjeu social
Lors d’une intervention télévisée vendredi soir, Jerbi a révélé l’ampleur des critiques auxquelles elle est confrontée en raison de sa position sur le « mariage coutumier » (*zawaj orfi*). Elle a notamment rapporté que certaines femmes lui adressent des remarques telles que : « De quoi te mêles-tu ? Laisse-nous épouser un autre homme… Qu’est-ce qui te dérange, au juste ? ».
Jerbi n’a pas hésité à répondre à ces critiques sur un ton vif, s’interrogeant avec indignation : « Qu’est-ce qui me dérange ? ». Elle a ainsi souligné que, selon elle, la question ne relève pas seulement de la liberté de choix individuel, mais constitue un enjeu social et de droits humains susceptible d’avoir de graves répercussions sur les femmes et les enfants, particulièrement en l’absence d’un cadre juridique garantissant les droits et les devoirs de chacun.
Des attaques qui ciblent l’UNFT
Dans sa déclaration, la présidente de l’UNFT a établi un lien entre certaines voix critiquant ses positions sur le « mariage coutumier » et une forme de jouissance malveillante — selon ses termes — dont l’organisation a fait l’objet suite à la récente crise financière de l’Organisation ; une crise marquée notamment par la saisie de son bureau et de sa salle de réunion au siège central de l’Union.
Elle a souligné que sa défense du cadre juridique régissant les relations conjugales ne relève ni d’une position passagère ni d’une démarche personnelle. Elle s’inscrit, au contraire, dans la mission de l’organisation visant à préserver les acquis des Tunisiennes et à contrer tout ce qui, selon elle, porterait atteinte à leurs droits juridiques et sociaux.



