
Tunis – Univers News. La visite du président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez en Algérie coïncide avec une situation politique assez particulière à Alger. Luttes d’influence, lutte pour le pouvoir et rivalités exacerbées autour d’Abdelmajid Tebboune.
Il y a aussi le mécontentement grandissant de l’opinion publique algérienne, avec le spectre récurrent de l’Etat profond, toujours prêt, depuis l’indépendance à s’incruster dans les ailes du pouvoir réel, sans oublier l’armée.
Le régime d’Abdelmadjid Tebboune, fait l’épreuve d’un isolement diplomatique, au regard particulièrement des tensions avec la France.
Par ailleurs, La visite d’Abdelmadjid Tebboune en Allemagne il y a quelques jours n’a pas réalisé l’objectif escompté et n’a pas permis d’échanger la vente de gaz naturel contre des positions allemandes soutenant le régime algérien en ce qui concerne le Sahara occidental.
En revanche, Pedro Sánchez est arrivé en Algérie avec les atours d’un triomphateur de la coupe du monde et la constante des positions souveraines contrastant avec celles de Trump et Netanyahu, notamment en soutenant le peuple palestinien.
Et puisque la lutte pour l’influence régionale est à son comble entre Rabat et Alger, la question du Sahara occidental reste l’une des cartes les plus importantes du régime algérien jusqu’à présent, malgré les rumeurs selon lesquelles il pourrait abandonner le Polisario et les droits du « peuple sahraoui ». Mais, entre-temps, l’Espagne s’est déclarée en faveur du Maroc concernant cer épineux dossier.
Madrid ne s’est pas comportée avec l’Algérie comme un allié politique, mais s’est limitée à soutenir le volet commercial, une position qui profite à deux parties absentes, à savoir Paris et Rome. Paris, qui sait que l’absence de percée stratégique dans les relations entre Madrid et Alger oblige le régime algérien à traiter certains dossiers avec Paris et Rome, dont les relations avec l’Algérie se sont remarquablement développées, et qui tient à être le premier partenaire européen de l’Algérie, notamment en ce qui concerne l’accès à l’Afrique.
En revanche, le « pôle dur » du régime algérien ne voit pas d’un bon œil l’incapacité d’Abdelmadjid Tebboune à défendre la position algérienne sur le Sahara occidental, d’autant plus que cette position est l’un des piliers les plus importants de la légitimité du régime algérien tant sur le plan intérieur qu’extérieur.
(Univers News)



