
UniversNews (Politique) – Le thermomètre n’est pas au beau fixe, entre le président américain Donald Trump et le prince héritier saoudien, Mohamed Ben Salman qui est le véritable guide du royaume d’Arabie saoudite, surtout la multiplication des démentis de Riyad concernant la poursuite des hostilités.
De récents articles dans la presse américaine ont affirmé que les dirigeants saoudiens étaient favorables à la poursuite de la guerre contre l’Iran, et qu’ils encourageaient l’administration Trump à continuer les attaques jusqu’à la défaite du régime de Téhéran. Riyad a démenti. En réalité, sa position est plus complexe et nuancée que ne le laissent entendre ces journalistes, et le royaume se trouve confronté à des choix difficiles.
En réalité, les dirigeants saoudiens ne veulent pas que cette guerre transforme l’Iran en État défaillant, car le chaos qui pourrait s’ensuivre engendrerait une instabilité régionale accrue et des flux de réfugiés. Riyad est déjà entouré d’États fragiles : le Yémen au sud, le Soudan à l’ouest et l’Irak au nord. L’Arabie saoudite cherche d’abord à obtenir une fin négociée du conflit par l’intermédiaire de la Turquie, du Pakistan et de la Chine, qui entretiennent de bonnes relations avec Téhéran.
Concernant ses relations avec les Saoudiens, Donald Trump a multiplié les sorties étranges dont il est coutumier. Il a notamment évoqué ses relations avec la famille royale saoudienne, estimant que le prince héritier lui « lèche les bottes », et ce à l’occasion d’un point presse, vendredi 27 mars, en marge d’un forum économique à Miami,
« Il pensait qu’il allait rencontrer un autre loser américain à la tête d’un pays sur la pente descendante. Il ne pensait pas qu’il allait me lécher les bottes », a déclaré Donald Trump, à l’occasion d’un point presse accordé en marge d’un forum économique à Miami, vendredi 27 mars, au sujet de Mohammed ben Salmane, prince héritier d’Arabie saoudite.
« Mais maintenant, il doit être gentil avec moi. Dites-lui qu’il a intérêt à être gentil avec moi », a également affirmé Donald Trump. « Salmane ben Abdelaziz Al Saoud m’aime toujours et c’est un homme formidable, passez-lui le bonjour. C’est un type formidable qui a un fils formidable », a-t-il également dit, au sujet du roi d’Arabie saoudite, partenaire stratégique des États-Unis au Moyen-Orient.



