

TUNIS – UNIVERSNEWS/Agences – Le cynisme européo-occidental n’a pas de limite et chacun des présidents et des chefs de gouvernements d’Europe cherche à montrer « son soutien inconditionnel » au massacre des civils palestiniens innocents, sous prétexte d’en finir avec le Hamas qui demeure, pratiquement, incernable et qui assène, de temps à autre, un camouflet à Tel Aviv.
Alors que l’armée israélienne a “augmenté” ses bombardements sur Gaza, en vue d’une offensive terrestre, le président français, Emmanuel Macron veut ne pas manquer la « fête macabre » organisée par Benyamin Netanyahu. Il doit se rendre, demain mardi, en Israël, notamment pour y rencontrer le premier ministre israélien, selon l’Elysée dimanche. En parallèle, sous l’injonction de la justice qui a asséné des camouflets à Macron et à son ministre de l’Intérieur et son Garde des Sceaux -fervents supporters de Tel Aviv- les manifestations de soutien aux Palestiniens ont finalement été autorisées et ont pu avoir lieu dans plusieurs villes en France.
Plusieurs villes du monde arabe ont été le théâtre de manifestations massives en réaction à cette explosion sanglante, à l’image d’Amman, Istanbul, Tunis, Beyrouth, Damas, Manama, Casablanca…
4651 victimes palestiniennes
Le ministère de la santé du Hamas a déclaré que les raids les plus meurtriers ont eu lieu à Deir Al-Balah, où 80 personnes, dont des enfants, ont péri et plusieurs immeubles ont été détruits. Des raids ont également visé Khan Younès et Rafah (sud). Plus de 4 651 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans les bombardements menés par l’armée israélienne, selon le dernier bilan des autorités gazaouies.
Depuis le 7 octobre, plus d’un million de Palestiniens ont fui le nord de la bande de Gaza. Le gouvernement israélien avait lancé vendredi dernier un ultimatum, intimant à 1,1 million d’habitants de fuir vers le Sud.
Véto américain
Le Conseil de sécurité de l’ONU, réuni en urgence mercredi 18 octobre à l’initiative du Brésil, a rejeté une résolution de condamnation de la guerre entre le Hamas et Israël. Les Etats-Unis ont utilisé leur droit de véto en votant contre. La résolution appelait à une « pause humanitaire », mais Washington déplorait que le texte ne mentionne pas le « droit d’Israël à se défendre ».
Pourtant, Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, a alerté sur le grave danger de nettoyage ethnique qui menace les Palestiniens dans la bande de Gaza.
Trompe l’œil, l’aide humanitaire a repris cahin-caha, au point de passage Rafah entre l’Egypte et la bande de Gaza. Selon un responsable du Croissant-Rouge égyptien, 34 camions transportant des produits de première nécessité seraient entrés dans l’enclave palestinienne tout au long du week-end. Un troisième convoi d’aide est entré lundi, alors que l’ONU a estimé qu’au moins 100 camions par jour seraient nécessaires aux 2,4 millions de Gazaouis, pour moitié des enfants, privés de tout.



