
UniversNews (MONDE) – Le président américain Donald Trump est, maintenant, à la recherche d’une issue pour sortir de cette aventure iranienne dont il n’a, sûrement pas, mesuré les retombées et qui est devenue un guêpier, au point que Téhéran pense pouvoir dicter ses conditions, ce qui est inquiétant que ce soit pour l’entité sioniste… ou les pays arabes du Golfe « trop pressés » d’en finir avec les Perses.
Donald Trump veut solder l’aventure iranienne. Alors que la guerre américano-israélienne en Iran est entrée dans sa quatrième semaine, les diplomates américains ont fait parvenir au régime islamiste, par l’intermédiaire du Pakistan, un plan en quinze points pour un cessez-le-feu, a confirmé Islamabad mercredi. La télévision d’Etat iranienne, citant un responsable non identifié, a affirmé mercredi que l’Iran avait refusé ce plan.
Un accord semble très théorique à ce stade. Mais l’empressement du président des Etats-Unis à se dépêtrer de sa guerre met la pression sur Israël et les pays arabes. Ils appréhendent la coexistence avec un voisin iranien diminué mais hostile lorsque les Américains auront tourné les talons.
Téhéran enfonce le clou dans ses exigences
Les détails du plan en quinze points n’ont pas été révélés. D’après la presse américaine, il reprend les demandes formulées par les Etats-Unis avant la guerre lors des négociations avortées de Genève. Washington exige que Téhéran renonce à enrichir de l’uranium et cède les 450 kg d’uranium enrichi à 60 % cachés quelque part dans son sous-sol. Par ailleurs, l’Iran devrait réduire son arsenal de missiles.
Shehbaz Sharif, le premier ministre du Pakistan, a proposé d’accueillir les belligérants ce jeudi afin d’ouvrir les négociations. Le rendez-vous n’a pas été confirmé. Quant à Donald Trump, depuis qu’il a repoussé de lundi soir à vendredi soir son ultimatum pour bombarder les installations vitales de l’Iran, il ne cesse de répéter que Téhéran a « vraiment envie de négocier ».
Péages pour traverser le détroit d’Ormuz !!!
Ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner sont mobilisés, mais aussi le secrétaire d’Etat Marco Rubio et le vice-président JD Vance, a signalé le président américain. A l’entendre, les dirigeants iraniens seraient prêts à un compromis : « Ils nous ont fait un cadeau et le cadeau est arrivé aujourd’hui, et c’était un très gros cadeau, qui vaut énormément d’argent », a-t-il signalé mardi face à la presse, en faisant semble-t-il référence au détroit d’Ormuz. « Ce n’était pas nucléaire, c’était lié au pétrole et au gaz », a-t-il précisé.
Il faisait référence à la décision de l’Iran de laisser passer les bateaux « non-hostiles » à travers le détroit d’Ormuz. Le ministère des Affaires étrangères iranien l’a signifié à l’Organisation maritime internationale mardi, en expliquant que seuls seraient autorisés les navires qui « ne participent pas et ne soutiennent pas les actes d’agression contre l’Iran » et qui n’appartiennent ni aux Etats-Unis, ni à Israël. Des tankers indiens et pakistanais sont déjà passés. Des péages allant jusqu’à 2 millions de dollars auraient été payés à Téhéran, selon le député iranien Alaeddin Boroujerdi.
Israël et les pays du Golfe dans l’expectative
De son côté, Israël veut à tout prix renverser le régime islamiste. De même, les pays du Golfe qui ne participent pas à la guerre mais en subissent les conséquences abordent avec circonspection cette phase diplomatique. Eux non plus ne veulent pas coexister avec un voisin qui les a attaqués alors qu’ils prétendaient rester neutres, alors que les avions partent des bases US à partir de ces pays, pour bombarder l’Iran.
Le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed Ben Salmane pousserait même Donald Trump à poursuivre les hostilités pour détruire un gouvernement de fanatiques, selon le New York Times. Israël se contenterait peut-être d’un Etat failli et incapable, mais Riyad préférerait un nouveau gouvernement iranien solide, afin de stabiliser la région.
Donald Trump, qui aime négocier avec un pistolet sur la tempe de son interlocuteur, s’est laissé plusieurs options. Le président caresse toujours l’idée d’envahir l’île de Kharg, le principal terminal gazier iranien. La 82e division aéroportée de l’US Army est en route pour le Moyen-Orient, soit 3.000 marines qui vont s’ajouter aux 50.000 soldats déjà déployés. Un débarquement reste possible.



