
Tunis, UniversNews (Justice) – Lors de l’examen du budget du ministère de la Justice, les interventions ont mis l’accent sur la nécessité d’améliorer les conditions de travail dans les tribunaux et de numériser le service public de la justice, une mesure devenue indispensable afin de rapprocher les services du citoyen, réduire les délais de procédure et lutter contre la corruption.
Dans ce sens, la députée Rim Belhaj Mohamed a souligné que l’état des infrastructures judiciaires et le manque de ressources humaines –au niveau des magistrats, des greffiers ou encore du personnel pénitentiaire– entravent la qualité du travail et entraînent l’accumulation des dossiers.
D’autres députés ont affirmé l’importance de ne plus tarder à mettre en place le les institutions constitutionnelles, dont, notamment, le Conseil supérieur de la magistrature, garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, estimant que son absence a eu des répercussions négatives sur la performance et l’efficacité du système judiciaire.
Dans ce cadre, le député Ridha Dallai a estimé que l’indépendance de la justice n’a pas de place en l’absence du Conseil supérieur de la magistrature depuis 2022, remplacé par une instance provisoire. Il a ajouté, dans la foulée, que la mutation des juges par simple note interne constitue une violation de la Constitution.



