
UniversNews (Social) – Les derniers développements dans la centrale syndicale ont mis à nu les luttes intestines qui risquent de conduire à la désintégration de l’Organisation. Chacun de ceux qui se considèrent comme des dirigeants de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a ajouté son grain de sel pour qu’elle arrive à ce stade, parce qu’on a senti, dans ces luttes une odeur de régionalisme, de favoritisme et, surtout d’égoïsme… avec une absence totale de sentiment de responsabilité, envers des travailleurs et d’un peuple qui comptent sur eux pour défendre leurs intérêts et « leur pain quotidien ».
Maintenant, à l’UGTT, c’est la course vers l’inconnu, avec en fer de lance, l’Union régionale du travail (URT) de Sfax qui a pris le flambeau de l’opposition contre Noureddine Taboubi et son groupe et ses membres qui semblent avoir une dent contre le secrétaire général poussent, encore, sur le champignon pour atteindre l’implosion… quel qu’en soit le prix !!!
D’ailleurs, le signe le plus clair est que, depuis l’annonce de la démission du secrétaire général, il n’a pas été possible de tenir une réunion des membres du Bureau exécutif national en présence des deux factions. Malgré la réunion du groupe des neuf hier, mercredi, le responsable de la commission du règlement intérieur n’a toujours pas pu désigner de président pour le congrès de l’Union régionale des travailleurs de Sfax, qui se tiendra en fin de semaine et est considérée comme l’une des plus importantes conférences des structures syndicales.
Les conflits au sein de l’Organisation de Farhat Hached semblent s’aggraver de jour en jour, notamment en raison de l’impossibilité de parvenir à un consensus et à une action collective au sein du Bureau exécutif national. Il s’avère donc nécessaire de convoquer une réunion de la commission administrative nationale, afin que celui-ci assume pleinement la responsabilité de la situation que connaît l’organisation depuis la réunion de son Conseil national en 2024 et les profondes divisions qui affectent sa direction.
En revanche, la grève générale prévue pour le 21 janvier semble impossible à mettre en œuvre compte-tenu de la démission du secrétaire général, qui était autorisé à signer le préavis de grève et qui insiste pour que le congrès national du syndicat ait lieu en mars 2026…
La crise se poursuit sur fond de colère croissante et d’amertume des syndicats régionaux et des fédérations sectorielles, qui tiennent tous les membres de l’actuel bureau exécutif national responsables des répercussions de la crise – un bureau qui, jusqu’à présent, n’a pas réussi à trouver de solution.



