À la uneNational

L’ARP approuve l’avenant n° 2 de prêt de 500 millions de la part de la Banque africaine d’import-export à l’Etat tunisien.

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé, lors d’une récente séance plénière le projet de loi portant ratification de l’avenant n° 2 à l’accord de prêt conclu entre la Banque centrale de Tunisie et l’État tunisien la Banque africaine d’import-export, pour le financement d’une partie du budget de l’État (n° 52/2026).

La séance s’est tenue sous la présidence de Brahim Bouderbala, président de l’ARP,  et en présence de e Michkat Slama Khalidi, ministre des Finances, et de la délégation qui l’accompagne. Le vote final s’est soldé par 65 voix pour, 11 abstentions et 20 voix contre.

Ce financement a pour objectif de fournir les ressources nécessaires à la progression des projets de développement inscrits au Plan de développement 2026-2030, ainsi qu’au respect des obligations financières de l’État et au maintien de la stabilité financière, renforçant ainsi la capacité de l’économie nationale à poursuivre ses priorités de développement et à relever les défis financiers.

Cet avenant représente une seconde facilité de financement additionnel d’un montant de cinq cents millions de dollars américains, soit l’équivalent de 1 460 millions de dinars tunisiens, destiné à financer une partie du budget de l’État.

Il s’agit d’un financement additionnel au prêt initial conclu le 13 avril 2022 entre la Banque centrale de Tunisie et la Banque africaine d’import-export, d’un montant de 700 millions de dollars américains, ainsi qu’au premier financement additionnel conclu le 25 novembre 2024, d’un montant de 500 millions de dollars US.

Il a également été indiqué qu’un emprunt extérieur d’un montant de 740 millions d’euros arrivait à échéance le 14 juillet 2026, ce qui nécessite la mobilisation de nouvelles ressources de financement pour préserver l’équilibre financier.

Cet emprunt présente les caractéristiques suivantes :

Taux d’intérêt : fixé à 5,86 % par an

Durée de remboursement : 7 ans, dont une période de grâce de deux ans

Frais administratifs : 0,25 % du montant total du prêt

Date limite de décaissement : 12 mois à compter de la date de signature de l’avenant n° 2

Modalités de décaissement : en deux tranches (première tranche : 427 millions de dollars ; deuxième tranche : 73 millions de dollars).

Les interventions des députés ont porté sur divers sujets, parmi lesquels une critique de la politique d’endettement répétitive et la nécessité de limiter cette pratique, compte tenu de ses répercussions sur les finances publiques et les générations futures.

 L’ARP est ensuite passée au débat général. Les députés ont réaffirmé la nécessité d’orienter les financements vers des investissements productifs, plutôt que de les limiter à la couverture des dépenses de fonctionnement, du service de la dette et de l’acquisition de biens essentiels (salaires, carburant, médicaments). Ils ont souligné que cette pratique perpétue un cycle d’endettement continu, sans amélioration notable des infrastructures, et se traduit par des taux de croissance limités qui ne dépassent pas 2 %.

Les députés ont également abordé la situation de l’investissement, relevant une baisse du ratio investissement/PIB signe d’un recul de l’attractivité de l’économie nationale ainsi qu’une diminution du taux global, ramené à environ 10,4 %. Ils ont souligné les difficultés rencontrées par les entreprises et les entrepreneurs, évoquant notamment la lourdeur de la charge fiscale et l’incidence des notations internationales en matière d’investissement.

Enfin, ils ont appelé à soutenir les exportations nationales, à diversifier les marchés étrangers, tout en préconisant le renforcement de l’engagement sur les marchés africains ainsi que le développement de canaux de distribution et de promotion.

Le prêt a finalement été adopté.

Balkis Layouni

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page