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Le Détroit d’Ormuz, Tombeau du Pétrodollar ?

Universnews – L’histoire s’accélère souvent là où on l’attend le moins. Alors que les regards étaient tournés vers les échanges de missiles, la véritable déflagration pourrait être monétaire. Selon les récentes informations de CNN, l’Iran s’apprêterait à abattre sa carte maîtresse : la réouverture du détroit d’Ormuz, mais à une condition qui sonne comme un arrêt de mort pour l’hégémonie américaine : le paiement du brut en yuan chinois.

​Ce que nous observons n’est pas une simple crise diplomatique, mais l’exécution d’un plan méthodique en six actes. Téhéran semble avoir transformé l’agression en opportunité. En bloquant le détroit, l’Iran a fait s’envoler les cours, mettant le monde sous pression. Aujourd’hui, en proposant de rouvrir les vannes exclusivement en monnaie chinoise, l’Iran place Washington face à un dilemme impossible : accepter le yuan ou risquer l’asphyxie énergétique mondiale.

​Le machiavélisme de cette stratégie réside dans son effet d’entraînement. Les pétromonarchies du Golfe, de Riyad à Abou Dabi, constatent avec amertume la fragilité du « bouclier américain ». Pour ces nations, la survie économique passera désormais par Pékin. Si le bastion du pétrole commence à facturer en yuans, c’est l’édifice bâti en 1973 qui s’écroule. Sans le monopole du dollar sur l’or noir, les États-Unis perdent leur principal levier de puissance planétaire.

​Pendant que les plaques tectoniques de la puissance mondiale se déplacent vers l’Est, que fait l’Europe ? Enfermée dans une structure bureaucratique rigide et alignée sur un empire américain en déclin, l’Union européenne brille par son absence de vision. En restant liée au destin du dollar, elle se condamne à subir les répliques d’un séisme qu’elle n’a pas vu venir.

Ce scénario souligne une réalité mathématique : si le pétrole bascule massivement vers le yuan, la demande mondiale pour le dollar chutera brutalement, entraînant une inflation importée massive pour les États-Unis.

Conclusion ! La guerre lancée par l’administration Trump, loin de soumettre l’Iran, pourrait bien être l’étincelle qui embrase le système financier occidental. Nous entrons dans le deuxième quart du XXIe siècle, et il semble de plus en plus probable que la monnaie de réserve mondiale ne parle plus anglais, mais mandarin !

Mustapha MACHAT

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