
UniversNews (SEF) – Il fut un temps où on faisait tout pour satisfaire les désirs de ses enfants, en achetant le mouton tant attendu par toutes les familles, pour l’Aïd. Toutefois, avec les conditions actuelles et la dégradation du pouvoir d’achat des citoyens… ce vœu est devenu trop cher et il vient lessiver les parents et les mettre dans l’impossibilité de respecter les traditions… à un moment où les familles sont arrivées au point de ne pas être capable d’acheter de la viande rouge, pour leurs repas.
Toutefois, pour parer à toute éventualité, les pouvoir public vont faire le nécessaire pour que le mouton soit disponible… et on ne sait pas à quel prix !!! Et, dire que certains parlent déjà d’un prix minimal dépassant les 1500 dinars !!!
A cet effet, le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a affirmé que les préparatifs pour l’Aïd El-Adha ont démarré précocement, précisant que son département est en phase de finalisation des procédures d’approvisionnement par la conclusion, au cours de cette semaine, des marchés pour l’acquisition de quantités importantes de bétail.
Intervenant lors d’une séance plénière tenue mardi au Palais du Bardo, consacrée à l’examen d’un projet de loi organique relatif à l’accord entre le gouvernement tunisien et la Commission de l’Union africaine concernant le siège du Centre d’excellence africain pour les marchés inclusifs, le ministre a souligné que la sécurisation des besoins du marché repose sur une approche double combinant l’importation et la production locale.
Il a précisé que la Société Ellouhoum mobilisera environ 3 000 têtes d’ovins en provenance de la production nationale. Et d’ajouter que cette quantité s’inscrit dans le cadre de la contribution de la société aux côtés des autres intervenants, notamment les éleveurs privés, pour garantir une offre suffisante. Il a ajouté que cette initiative répond également à un appel lancé aux petits agriculteurs pour leur permettre de commercialiser leurs cheptels soit à travers les espaces de la Société Ellouhoum, soit par transaction directe avec elle.
S’agissant des importations, le ministre a signalé que l’opération est soumise à un calendrier bien ficelé respectant les délais de quarantaine de 40 jours. Le cheptel est ainsi importé suffisamment à l’avance pour être soumis à des contrôles vétérinaires et sanitaires stricts. Il a, dans ce cadre, affirmé que les vétérinaires et les spécialistes sont ceux qui supervisent cette étape, assurant « qu’aucune tolérance ne sera admise en ce qui concerne la sécurité du troupeau et la santé du consommateur », a-t-il dit.



