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Le stress peut être… cause d’infertilité??!!!

UniversNews (Santé) – Le stress est souvent évoqué lorsqu’un projet de grossesse tarde à se concrétiser. S’agit-il d’une simple impression ou d’un véritable facteur biologique ? La réponse se situe entre les deux : le stress n’est pas une cause unique d’infertilité, mais il peut clairement influencer les chances de conception.

Peut-on estimer réellement l’impact du stress sur la fertilité ?

« C’est assez difficile d’évaluer dans quelle mesure le stress agit, mais ce qui est sûr c’est qu’il a un impact », indique Lauren Sebbag, gynécologue obstétricienne spécialisée en fertilité.

Cela ne se mesure pas, mais une femme stressée au quotidien risque d’avoir plus de difficultés à concevoir un enfant.

Le stress est une réaction biologique

Lorsqu’une personne est stressée, son corps libère du cortisol, une hormone destinée à faire face à une situation perçue comme menaçante. Ce mécanisme est utile à court terme, mais problématique lorsqu’il s’installe dans la durée.

En effet, la production de cortisol peut perturber l’équilibre hormonal global, notamment les hormones impliquées dans la reproduction. Le corps entre alors dans une logique de “priorité à la survie”, reléguant la fonction reproductive au second plan.

Son impact sur l’ovulation et les cycles menstruels

Chez la femme, le stress chronique peut influencer le cycle menstruel. Il peut retarder l’ovulation, la rendre irrégulière ou, dans certains cas (plus rares), entraîner une absence de règles, appelée aménorrhée.

Même lorsque les cycles semblent normaux, de légers déséquilibres hormonaux peuvent suffire à réduire la probabilité de conception, notamment en rendant la période fertile plus difficile à identifier.

Une influence aussi chez l’homme

La fertilité masculine est également sensible au stress. Une exposition prolongée peut altérer la production de spermatozoïdes, diminuer leur mobilité et affecter la libido.

Ces effets, tout comme l’exposition prolongée à une source de chaleur, peuvent jouer un rôle dans les difficultés rencontrées par certains couples.

Le poids émotionnel du désir d’enfant

« Cela fait culpabiliser la patiente, si on lui dit que c’est son stress qui l’empêche de concevoir », précise la gynécologue. Un sentiment de culpabilité qui, sous l’effet d’un cercle vicieux, contribue à créer du stress.

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Le désir de concevoir peut aussi devenir une source de pression sur soi-même. L’attente, les déceptions répétées et la pression sociale ou personnelle peuvent transformer une démarche naturelle en expérience éprouvante.

Ce climat émotionnel peut entretenir un cercle difficile : plus le stress augmente, plus les chances peuvent diminuer, ce qui accentue encore plus cette tension.

Comment relâcher la pression ?

« Je recommande aux patientes un suivi psychologique, de l’hypnose, de l’acupuncture… tout ce qui peut leur faire du bien et les aider à lâcher prise », suggère Lauren Sebbag.

Chaque personne fonctionne différemment, il faudra tester plusieurs approches et voir celle qui permet de se sentir réellement plus apaisée.

Le stress chronique est un facteur qui peut causer ou aggraver l’infertilité. Il perturbe l’équilibre hormonal en augmentant le cortisol et l’adrénaline, ce qui peut bloquer l’ovulation, impacter la nidation, réduire la qualité des spermatozoïdes et créer un cercle vicieux d’anxiété.

Impact sur la fertilité :

  • Chez la femme : Le stress peut entraîner des cycles irréguliers, une absence d’ovulation (anovulation) ou des troubles de la nidation.
  • Chez l’homme : Il peut altérer la production, la mobilité et la quantité des spermatozoïdes.
  • Cercle vicieux : L’infertilité cause du stress, qui à son tour accentue l’infertilité. 

Conseils pour gérer le stress :

  • Activités de relaxation : Pratiquer le yoga, la méditation ou la sophrologie.
  • Hygiène de vie : Avoir une alimentation saine, dormir suffisamment et limiter l’alcool et le tabac.
  • Communication : Parler de ses émotions avec son partenaire ou un professionnel.
  • Soutien : Faire appel à des groupes de parole. 

Une bonne gestion du stress peut améliorer les chances de conception, notamment dans le cadre de parcours de PMA (procréation médicalement assistée). 

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