
Tunis – Univers News. L’économiste, docteur en sciences économiques et enseignant-chercheur à l’Université de Carthage, Aram Belhadj, a précisé dans une publication sur sa page facebook, que les données de l’Institut national de la statistique pour le deuxième trimestre 2026 indiquent une croissance économique de 2,3 % en rythme annuel, mais ce rythme ralentit progressivement depuis fin 2025. Cette croissance est principalement tirée par l’agriculture et la construction, tandis que les secteurs de l’énergie et des mines se contractent (-1,7 %) et que le secteur manufacturier stagne – un indicateur très préoccupant. Par ailleurs, le creusement du déficit commercial extérieur, dû à une croissance des importations (+11,2 %) supérieure à celle des exportations (+10,4 %), a fragilisé une croissance déjà fragile.
Côté emploi, Aram a indiqué que « la baisse du taux de chômage, annoncée à 14,9 %, est trompeuse. Cette amélioration est la conséquence naturelle du retrait de 77 500 personnes du marché du travail (ramenant le taux d’activité à 44,7 %), tandis que le chômage des diplômés a atteint 26,6 % et que les inégalités entre les sexes se creusent ».Cette résilience superficielle masque, selon lui, une fragilité structurelle. « Il est donc impératif d’aller au-delà des chiffres publiés et de s’atteler à la revitalisation de l’économie tunisienne, structurellement fragile » insiste t-il
Mohamed Sélim.



