
UniversNews (Sécurité routière) – Les ralentisseurs et dos d’âne se multiplient sur nos routes et causent des dégâts lorsqu’on passe dessus un peu trop vite. C’est justement leur objet : nous faire ralentir à l’approche d’un carrefour ou dans une zone à risques. « Mais à quel prix ? »,
Un ralentisseur dans les normes fait grimper la consommation de 10,5 à 13 %. Un ralentisseur hors norme majore la consommation de 26 à 28 %. Soit autant de CO2 en plus. Un ralentisseur normal provoque une secousse tout à fait admissible à 25 km/h. Un relief trop haut crée des chocs beaucoup plus violents. Ces secousses ont été mesurées. Si fortes que les personnes fragiles (malades, femmes enceintes) puissent très mal les encaisser. Les conducteurs professionnels qui en passent des dizaines par jour (jusqu’à 300 pour un chauffeur de bus) peuvent à la longue développer des douleurs dorsales chroniques. Avec les ralentisseurs trop hauts, la nuisance sonore est multipliée par 2,5. Même sans être très basses, les voitures peuvent frotter à l’avant, ce qui accroît encore le bruit. Les automobilistes, les chauffeurs des bus et des camions, les motards et cyclistes sont nettement plus exposés. Et cela peut parfois amener des situations dramatiques. Ils dénoncent des ralentisseurs trop hauts.
« Les amortisseurs des bus sont usés et nous passons jusqu’à 50 fois par jour sur ces dos-d’âne, c’est épuisant », confie un conducteur. Face à ces signalements, le ministère de l’équipement a entamé la suppression des dos d’âne jugés très hautes et abrupts le long de la route régionale 27 reliant Nabeul à Turki surtout que les nouveaux bus acquis par la SRTGN ont des difficultés à circuler. Un soulagement pour les usagers de la route (M.S)



