
UniversNews (Santé) – L’accès aux données de santé et leur partage sécurisé ont toujours présenté des difficultés. La nature sensible des données de santé crée un paradoxe : leur partage est difficile en raison des exigences élevées en matière de confidentialité et de sécurité. Toutefois, l’impossibilité d’y accéder en cas de besoin peut entraîner des préjudices considérables. Un manque d’interopérabilité peut conduire à une compréhension incomplète des besoins de santé d’un individu ou d’une population, ce qui peut entraîner des résultats moins favorables et des coûts plus élevés.
Avec le vieillissement des populations mondiales et l’allongement de l’espérance de vie, l’interopérabilité et le partage de données vont devenir de plus en plus cruciaux pour assurer des soins de santé efficaces. Les consommateurs d’aujourd’hui ont des attentes élevées en termes d’accès à l’information, et beaucoup d’entre eux souhaitent désormais un accès rapide et continu aux dossiers relatifs à leur santé et à leurs soins. C’est la raison pour laquelle de nombreuses organisations de santé construisent des échanges d’informations de santé (HIE), qui sont des réseaux spécialisés s’appuyant sur des systèmes interopérables pour partager de façon fluide et sécurisée les données de santé électroniques.
L’accès aux données permet ainsi aux cliniciens de consulter plus facilement les informations de santé les plus importantes d’un patient, ce qui peut réduire le nombre de tests répétés, prévenir les interactions médicamenteuses involontaires et réduire les erreurs de communication. C’est dans ce cadre que l’université de Carthage organise une conférence le 28 novembre animée par Dr Seïf Boukriba, professeur en imagerie médicale dans le cadre du master droit de la santé. (M.S)



