Mer en péril : la plage de Yasmina à Hammamet étouffée par le déversement des eaux usées !

Le déversement des eaux usées vers la mer du côté de la plage de Yasmina à Hammamet semble devenir un fléau de plus en plus dénoncé sur les réseaux sociaux par des militants de la protection de l’environnement. Mais cette pollution marine par les eaux usées de la cité ne semble pas inquiéter outre mesure ni les responsables concernés, ni la municipalité .A ce jour, aucune solution durable n’estpréconisée pour mettre un terme aux déversements des eaux usées à la mer depuis plusieurs endroits du littoral hammamettois .Il suffit par exemple d’une simple promenade au centre ville pour être incommodés par les odeurs nauséabondes provenant, à l’évidence, des eaux usées rejetées à la mer, au vu et au su de bon nombre d’acteurs concernés.Une situation qui, sous d’autres cieux, aurait déclenché une tempête de colère et de dénonciations médiatisées mais qui, à Hammamet, ne soulève que quelques sourdes lamentations de citoyens choqués et désabusés.
Plusieurs associations se sont impliquées de près ou de loin sur le véritable terrain de lutte contre les fléaux récurrents de pollution par les eaux usées. C’est le cas de la section d’Hammamet de la Ligue tunisienne des droits de l’homme qui dans un communiqué exprime sa profonde inquiétude face au rejet des eaux usées en mer pendant la haute saison balnéaire, menaçant ainsi la santé publique et violant le droit à un environnement sain et à une mer propre, soulignant que « le droit à une mer propre n’est ni un luxe ni un privilège, mais bien une composante essentielle du droit à la santé, du droit à un environnement sain et du droit à la dignité humaine. Ces droits sont garantis par les conventions internationales relatives aux droits de l’homme, la Constitution et les lois nationales, obligeant ainsi toutes les autorités publiques à les protéger et à en assurer le plein exercice ».
La section considère également que « le rejet avéré d’eaux usées en mer pendant la haute saison balnéaire constitue une violation grave de son obligation légale de protéger l’environnement et la santé publique, précisant que toute pollution du littoral constitue une menace pour la santé humaine et l’écosystème marin. Elle demande une transparence totale quant à la situation et la mise en œuvre de mesures urgentes pour protéger les citoyens et prévenir la récurrence de telles pratiques ».
Par conséquent, la section d’Hammamet de la Ligue tunisienne des droits de l’homme exige une enquête indépendante et transparente pour déterminer les responsabilités et faire la lumière sur toutes les circonstances, la poursuite de toutes les personnes reconnues coupables de négligence ou de responsabilité dans la pollution de la mer ou la mise en danger de la santé publique, l’arrêt immédiat de tout rejet d’eaux usées en mer non conforme aux normes environnementales et sanitaires et a protection du littoral contre toutes les sources de pollution et la garantie du droit des citoyens à une mer propre et à un environnement sain, tout en affirmant que la protection de la mer n’est pas seulement une question environnementale, mais un droit humain fondamental. Toute atteinte à l’intégrité de la mer constitue une violation directe du droit des citoyens à la santé, à la vie et à un environnement sain. Cela implique que toutes les autorités publiques assument pleinement leurs responsabilités juridiques et morales.
Mohamed Salim



