
UniversNews (MONDE) – Des affrontements localisés entre manifestants et forces de l’ordre ont fait six morts jeudi 1er janvier dans l’ouest de l’Iran, selon une agence de presse et un gouverneur. Ce sont les premières victimes d’une mobilisation contre la vie chère commencée il y a 5 jours. Parmi les personnes tuées figure un membre du Bassidj, une milice affiliée aux Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique. Entretemps, la machine de guerre médiatique occidentale s’est mobilisée pour attiser le feu contre un ennemi qui gène !!!
Ce jeudi 1er janvier, des heurts ont été signalés dans des villes moyennes de dizaines de milliers d’habitants. À Lordegan (sud-ouest), deux personnes ont été tuées, a écrit l’agence Fars, semblant désigner des civils.
Le mouvement est parti dimanche de la capitale Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation, la dépréciation de la monnaie et le marasme économique. Il a ensuite gagné des universités et le reste du pays.
Selon l’agence Fars, « des manifestants ont commencé à jeter des pierres sur les bâtiments administratifs, dont le gouvernorat, la mosquée, la mairie et des banques », et la police a fait usage de gaz lacrymogène.
L’agence iranienne a fait état « d’importants dégâts » et de l’arrestation de plusieurs personnes qualifiées de « meneurs ». Elle a ensuite annoncé qu’à Azna (ouest), trois personnes avaient été tuées et 17 autres blessées « lors d’affrontements », là aussi dans une référence apparente à des civils. Selon elle, « un groupe d’émeutiers a profité d’un rassemblement de protestation (…) pour attaquer un commissariat de police ».
Le 31 décembre, un bâtiment gouvernemental avait été attaqué dans le sud de l’Iran à Fassa, alors que la quasi-totalité du pays avait été mise en congé, sur décision des autorités, qui ont invoqué le froid et des économies d’énergie. Elles n’ont fait officiellement aucun lien avec les manifestations. L’Iran est au début d’un week-end prolongé qui s’achèvera dimanche.
Le pouvoir a dès le début des protestations tenté de jouer l’apaisement, reconnaissant des « revendications légitimes » liées aux difficultés économiques. Et des médias iraniens parlent cette fois de manifestants alors qu’ils les avaient qualifiés d’émeutiers lors des précédents mouvements. Mais la justice a mis en garde contre toute tentative de déstabiliser le pays.



