
UniversNews (MONDE) – Les grandes villes ont choisi la continuité, les alliances entre les socialistes et LFI n’ont pas convaincu, les Républicains reprennent des bastions aux socialistes et le RN confirme son implantation dans le sud.
Emmanuel Grégoire l’emporte dans la capitale française face à Rachida Dati, quand à Grégory Doucet et Benoît Payan rempilent pour un second mandat. Mais la gauche perd dans de nombreuses autres villes moyennes.
À Paris et Marseille, les socialistes avaient refusé l’alliance avec l’extrême gauche et sont sortis en tête. Le pari de l’alliance a toutefois été remporté dans plusieurs villes, comme à Nantes et Lyon. Dans cette dernière, le résultat a été très serré, et le candidat malheureux, Jean-Michel Aulas a déposé « un recours en raison des très nombreuses irrégularités constatées. »
Les scrutins où la stratégie de l’alliance avec LFI n’a pas été payante pour le PS sont autant de victoires pour la droite parlementaire qui remporte beaucoup de villes moyennes. C’est le cas notamment pour Clermont-Ferrand qui passe à droite pour la première fois depuis la Libération. D’autres villes comme Brest ou Limoges ont également basculé à droite.
Échecs à Toulon et Marseille pour le RN, mais le parti remporte plusieurs villes moyennes comme Castres et Carcassonne. Le président du Front national et favoris des sondages pour 2027, Jordan Bardella, revendique « la plus grande percée » de l’histoire de son parti. Marine le Pen parlait de dizaines de victoires.
Même si Grégory Doucet sort en tête de justesse à Lyon, les écologistes perdent Bordeaux, Strasbourg, Besançon et Poitiers et enregistrent un net reflux comparé à la vague verte de 2020. Le parti conserve également Grenoble, mais cette vague verte n’aura donc pas résisté à l’expérience du pouvoir municipal dans certaines villes.
Marine Tondelier, la cheffe du parti, a admis que la campagne avait été mauvaise hier soir sur les différents plateaux de télévision. Elle a aussi déclaré ce lundi que « les macronistes et une partie de la droite ont tout fait pour les faire perdre. (…) Il y avait un souci de communication. »
À un an de la présidentielle, les résultats des municipales seront longuement scrutés et analysés par les stratèges des partis.



