
UniversNews (Santé) – Le Groupement de la santé de base de Tunis Sud a organisé, samedi, une session de formation sur la paralysie cérébrale chez l’enfant avec la participation de professionnels de la santé.
Cette session de formation, tenue sous la tutelle de la direction régionale de la santé de Tunis, vise à sensibiliser et informer sur les soins de santé et les moyens de prévention destinés à l’enfant.
Une équipe de l’unité régionale de réhabilitation à El Mourouj 2 relevant de la circonscription sanitaire de Kabaria-Mourouj ont dirigé les ateliers interactifs encadrés par Dr Najet Belabed, la psychologue Monia Bessrour et la spécialiste en physiothérapie Amel Laabidi.
La paralysie cérébrale (ou infirmité motrice cérébrale) est le résultat de lésions irréversibles survenues sur le cerveau d’un fœtus ou d’un jeune enfant. Elle englobe un groupe de troubles permanents du mouvement, du tonus musculaire et de la posture.
Les Causes
Cette atteinte survient pendant la grossesse, lors de l’accouchement ou au cours des deux premières années de vie. Elle peut être due à :
- La prématurité ou un faible poids à la naissance.
- Un manque d’oxygène (hypoxie) ou des lésions vasculaires.
- Des infections contractées pendant la grossesse ou la petite enfance (ex: méningite).
Les Principaux Symptômes
Les manifestations varient considérablement d’un enfant à l’autre (d’une simple gêne à une paralysie sévère des quatre membres) :
- Spasticité : Raideur musculaire excessive, muscles toujours contractés.
- Retard moteur : Difficultés à tenir assis, à ramper, ou marche sur la pointe des pieds.
- Troubles associés : Possibles difficultés d’élocution, troubles de la déglutition (avaler), crises d’épilepsie, ou déficiences visuelles.
- Le saviez-vous ? L’intelligence de l’enfant peut être totalement préservée, même en cas d’atteinte motrice lourde. Prise en Charge
Bien que la lésion cérébrale soit définitive, elle n’évolue pas avec le temps. Un accompagnement précoce et pluridisciplinaire permet d’améliorer considérablement la qualité de vie et l’autonomie :
- Rééducation : Kinésithérapie et ergothérapie pour préserver la mobilité et l’indépendance.
- Appareillage : Port d’orthèses pour faciliter la marche ou le maintien postural.
- Traitements médicaux et chirurgicaux : Injections de toxine botulique pour relâcher les muscles raides, ou chirurgie orthopédique pour corriger les déformations.



